Le poteau

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Dans les yeux clairs du grand Buddy il y avait le ciel pâle, voûte immense, embuée, il y avait des arbres aussi, des résineux noirs et inquiétants, dansants comme des diables, dansant et scintillant dans les larmoiements de froid ; c’était en décembre ; (le tableau tremble sous les paupières rougies, chavire et disparaît dans un cillement ralenti).

Buddy Stanton, soixante-quinze ans maintenant, était un homme de force, un roc sec et sans faille, et puis, il faut le dire, un self made man, un vrai comme les Turtle Mountains savent encore en produire quelques fois par siècle. Stanton Supplies, les tracto-pelles, les tronçonneuses, les équarrisseuses et tout le bordel, c’est lui. Bud, mon vieux père, mon séquoia. Je vois sa vue se troubler, alors qu’on vient de quitter la véranda pour aller faire « sa marche » avec maman. Ses yeux fatigués de lutte, mais pleins d’espoir encore, de détermination. Le docteur avait dit : c’est normal que les yeux coulent, c’est les effets secondaires, ayez toujours un petit mouchoir, ça ne devrait pas être trop gênant. Pas être trop gênant. Est-ce qu’ils se rendent seulement compte les docteurs.

Marcher jusqu’au poteau. Le Saint Graal de la résistance, de la volonté. Un poteau électrique peint en vert, à 400 mètres au bord de la route St John, le dernier avant le carrefour de la 281. Faire de l’exercice. C’est important avait dit le docteur, de faire de l’exercice, de rester en mouvement. Au début, avec maman, ils allaient beaucoup plus loin, presque jusqu’au réservoir, ils faisaient le tour par Greenfield, s’arrêtaient même parfois chez les Harrison pour prendre quelque chose. Ça allait. Puis, à l’automne, c’est vite devenu plus difficile, plus douloureux surtout. Le souffle s’est mis à manquer, Bud avait des pointes il disait. Les jambes, amaigries, ne portaient plus assez loin. Mais comme il fallait bouger, activer les flux absolument, il a décidé – oui, décidé – qu’il fallait aller jusqu’au carrefour. Tout tranquillement. Et retour. C’est plutôt plat, il n’y a pas de circulation ou presque, que le bruit du vent dans les sapins. Mais c’était dur. Maman le poussait, le poussait, lui disait allez, allez, encore un peu, on y est presque, ça va aller, courage Bud. Mon Dieu. Voir ce solide gaillard marcher si lentement, si péniblement, comme s’il devait gravir une pente sévère, retenu par une main invisible. Mais il y arrivait. C’était magnifique. Chaque fois, en arrivant à la 281, il disait « c’est bon ! ». Le retour était plus serein, car le but était atteint ; ses yeux brillaient, il souriait. Victoire.

Et puis début novembre ses yeux se sont mis à tourner jaune, le foie n’allait pas très bien. L’état général s’est détérioré. Il ne mangeait plus grand chose, restait dans son relax. Il a quand même dit à maman qu’il voulait garder la marche quotidienne, au moins jusqu’au poteau, même si c’était affreux. Que tant qu’il y aurait cet objectif dans la journée, c’était une journée de gagnée. Une sacrée saloperie de journée de gagnée. Enfin, que tout n’était pas perdu. Maman, aimante comme jamais quoique anéantie par tout ça, restait positive, confiante, l’habillait, l’encourageait, lui mettait ses rangers, ou même ses raquettes, ses gros gants, son écharpe ; et départ dans le froid, tous les deux bien serrés. Un demi mile à faire : le tour du monde. A bout de force mais la distance conquise, il touchait alors le poteau  :  « c’est bon ! »,  « c’est bon ! ». Deux fois des voisins sont allés les récupérer. Cette volonté. Cette inaltérable volonté de se battre. Réussir jusqu’au poteau, mètre après mètre. Mais il s’est éloigné le poteau, il n’y a plus eu de poteau. Ce n’était plus possible.

Moi j’ai raté ma vie. Pour des raisons que je ne vais pas développer ici, oh non. Et là je suis en souffrance. La vraie. Je bois, je suis en sur-poids, (moi le sportif ! Le marathonien !), je ne sais plus quoi faire de mes journées. Tout m’échappe et se détourne de moi, même mon fils. Je vis désormais seul à Vancouver, dans la banlieue – quelle idée, aussi, d’avoir échoué ici ! C’est le nom qui m’attirait ! – ; hier on m’a coupé internet, que je ne pouvais plus payer, ah les salauds, clac, direct ; plus de réseau, plus rien. Autrement, il m’arrive de réparer des pneus pour pouvoir manger chaud, voilà, de gratter trois notes dans le SkyTrain, aussi ; et le soir j’écris. Enfin j’essaie. Des petits trucs, que je range sitôt faits dans un tiroir. Je lis parfois des romans, quand je ne suis pas trop assommé ; des écrivains qui vivaient dans des cabanes, isolés, alcooliques ; ça m’aide. C’est qu’il faudrait que je me relève, que je poursuive, que je remonte vers la lumière. Que j’en remette une couche. J’ai quitté le Dakota pour faire mon chemin, avec ma guitare, comme un grand con, et n’y suis revenu que pour les derniers jours de mon père, le téléphone n’y suffisant plus.

Quand je l’ai vu mon Buddy, à Bismarck, tout le monde était là à la clinique, maman, Claudia, Jeoffrey, Jamie, oncle Chet et les mômes. Tout le monde était réuni. On se relayait. La chambre était claire, silencieuse, virginale comme une combe à neige. Et mon pauvre Bud là au milieu du coton, le grand, le beau Bud, si maigre dans son pyjama tout propre, si définitivement condamné. (Je peux bien me plaindre, moi le bien vivant.) Un soir, juste avant Noël, le docteur nous a dit, en aparté et avec chaleur, c’est bientôt fini, c’est une question d’heures. Alors, pour la dernière fois, chacun d’entre nous est venu parler à Bud, en tout cas écouter sa respiration tout près, on peut dire religieusement. Je ne sais pas ce qu’il a dit exactement aux autres, ce qu’il a pu dire avec sa voix dont ne subsistait qu’un souffle rauque, mais à moi, à moi dont il savait les défaillances et les échecs, les tentatives vaines depuis tant d’années, les espérances déçues, les volontés détruites, à moi il m’a dit, il a eu la force incroyable de me dire, en me prenant la main, les yeux soudain grands ouverts : Le poteau… Tu sais… Tu te fixes un poteau… quelque chose… C’est ça l’important… Tenir jusqu’au poteau…

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18 Réponses to “Le poteau”

  1. Yola Says:

    Quelle force a ce texte! Un bel homme ce Buddy. Tenir jusqu’au poteau, si simple et pourtant si difficile

  2. kolbleu Says:

    Texte émouvant. Oui, il faut tenir jusqu’au poteau, et même aller au-delà, pourquoi pas, y aller tout droit ou prendre des chemins de traverse, peu importe, il faut tenir, jusqu’à ce poteau, qui est à inventer, réinventer…

  3. nino6 Says:

    Quelques éléments simples et bien dosés, un certain sens du « cinéma », pourquoi faire long quan on peut faire court et fort… Merci, Bonne année

  4. laurent fabioux Says:

    J’entre mon commentaire:
    sans vouloir foutre ma merde…

    Dans les yeux clairs du grand Buddy il y a le ciel pâle, voûte immense, embuée, des arbres aussi, résineux, noirs, inquiétants, dansant tels des diables. Dansant, scintillant dans les larmoiements du froid. C’est en décembre, le tableau tremble sous les paupières rougies, chavire, disparaît sans bruit.

    • nino6 Says:

      Sans vouloir mettre la mienne, votre version est plus pauvre en rythme, moins musicale, moins subtile, pour tout vous dire. Vous ne seriez pas éditeur par hasard? (rire, sans animosité aucune)

  5. laurent fabioux Says:

    Non, je ne suis pas éditeur mais travaille pour… et le rythme, la musique et la subtilité je sais ce que c’est.
    .
    Sans rire

    ps: quand s’orthographie avec un « d » final. Cf votre premier commentaire… il faut toujours se relire, encore et encore, surtout si on a décidé d’écrire pour être publié.

  6. Nicolaï Lo Russo Says:

    Merci beaucoup pour ces commentaires.

    @nino6. Ne vous inquiétez pas, Laurent Fabioux a juste un très fort esprit de contradiction, d’origine probablement pathologique, et sans doute un peu de frustration (qui peut se comprendre, quand on l’a connu). Mais merci !

    @Laurent Fabioux. Rien de spécial à ajouter ici, je m’en tiens à la réponse que t’a faite nino6, elle me va. Mais je t’écrirai quelques mots en MP sur Facebook, à l’occasion.

    • laurent fabioux Says:

      Et bien voilà comment on renoue une relation. J’ai pas été très efficace dans mes premiers commentaires et tu n’as pas pu lire ce que je t’écrivais.
      En substance je te félicitais mais te conseillais de travailler, travailler, travailler, encore et encore…
      Tu as refusé d’être le photographe novateur que tu avais réussi à forger à force de travail.
      Dans l’écriture il ne faut pas du courage mais de l’abnégation. Aucune estime de soi.
      Si ça peut te faire plaisir, je ne travaille plus pour la télévision, je n’écris plus pour moi mais corrige les autres. Les patrons ne s’en plaignent pas. Je refuse mon nom à l’affiche, je veux rester avec mes désirs, mes plaisirs, mes amis.
      PS: dis à nino6 qu’il pourrait choisir un meilleur pseudo
      et puis relis Richard Yates (celui qui fut à l’origine de la carrière de tant d’autres mais qui n’eut droit à aucune reconnaissance), il y a aussi Frederick Exley au roman unique: A Fan’s Notes (le dernier stade avant la soif) et encore une grande dame canadienne: Alice Munro.
      Je ne suis nullement et n’ai jamais été frustré, je m’entends bien avec l’écriture, une bonne amie. Pas la littérature, Niko, l’écriture…

  7. nino6 Says:

    En tout cas vous avez un bel aplomb, bravo!. Même si vous êtes très péremptoire et de bien mauvaise foi : le « d » que j’ai oublié plus haut est une bête faute de frappe, non pas d’orthographe. Et je suis au regret de vous contredire encore une fois, votre proposition de reprise du premier paragraphe tombe vraiment à plat. Vous mettez un point après « diables », c’est dommage cette cassure, l’élan trébuche, puis reprend. Et puis, un peu avant, le fait d’isoler l’épithète « résineux » n’a aucun sens par rapport à l’image de départ qu’a voulu, je pense, l’auteur: « des résineux noirs et inquiétants » a autrement plus d’impact et de sens. Quant aux « larmoiements du froid » (plutôt que « de » froid), il faudra nous expliquer ce que c’est (pour ma part j’ai compris que c’est l’oeil de Buddy qui produisait ce larmoiement, à cause du froid, donc « de »). Ensuite, « disparaît sans bruit » plutôt que « dans un cillement ralenti » me semble très faible. Un tel « tableau » n’est pas censé faire du bruit quand il disparaît, alors que le cillement nous renseigne habilement sur l’origine du « chavirement ». La seule chose que je vous concède est l’utilisation des parenthèses dans la dernière phrase du paragraphe, je les trouve un peu inutiles (quoiqu’elle fassent sous-texte, mais ok)

    Vous êtes peut être un bon correcteur chez un éditeur, mais je vous en supplie ne vous aventurez jamais à essayer de reprendre un texte littéraire! quel massacre! (je ne suis pas éditeur moi, simplement professeur de….. musique! …  Qui l’eût cru ?)

    (Et puis où avez-vous lu que je veux être publié??, n’étant pas auteur, mais lecteur. C’est plutôt à vous de « relir et relire encore », non ?)

    Cordialement,
    Pierre-Alain Schaffter

  8. Nicolaï Lo Russo Says:

    @Pierre-Alain-(Nino) Schaffter. Bravo pour votre analyse. (Et merci pour ce soutien musical et assez inespéré !) Je ne crois pas me souvenir qu’on se soit jamais penché d’aussi près de l’un de mes paragraphes, tous écrits confondus ! D’autant que je vous donne tout à fait raison, vous avez su me lire – ou m’écouter… Pour les parenthèses de la fin, c’est en effet une sorte de sous-texte, donné par l’emploi du présent ; il est vrai qu’on peut les supprimer, ça ne nuit pas à la compréhension.

    Reste que de toute évidence (ce fort plaisant petit « fight » le montre) il n’y a pas de rigueur scientifique, ni de loi d’airain dans la littérature. Et heureusement. Il y a juste des goûts, des penchants, des aversions, mais il n’y a pas de règle absolue. La « proposition » de Laurent n’est pas si mauvaise en soi – je dis bien : en soi –, mais ce n’est pas la mienne. Et il est certain qu’elle ne l’améliorerait pas, c’est même le contraire, par rapport à ce que j’ai voulu dire, voulu « mettre en image » et que vous avez parfaitement bien senti, vous (et d’autres, visiblement).

    Je ne sais pas pour vous, mais Laurent F. a lu HYROK, mon premier roman,(enfin une des premières versions), qu’il n’a pas aimé, la truffant de « corrections » et autres annotations un peu absurdes. Non pas que j’ai estimé son travail vain, mais il ne me concernait pas. Pas du tout. Laurent n’a jamais pu entrer dans ce texte (ou alors, dès le départ, à reculons, et pour de sombres raisons sans doute, chacun fait ce qu’il peut).

    C’est pour ça qu’il faut, je l’ai appris lentement, se méfier absolument des « éditeurs » et autres « rectificateurs » donneurs de leçon – fussent-ils bien intentionnés. (Bon, pour une petite nenette, genre copine à Beigbeder, n’importe quel correcteur fera l’affaire, mais là c’est différent.) Quand on parle de littérature (j’ai cette ambition-là), si le sujet, le ton du livre, l’ambiance, la vision, ne s’accordent pas avec quelqu’un, inutile de collaborer, c’est même très dangereux – ça brise même des amitiés – ; et comme vous dites, on va au « massacre ». Ce qu’il faut c’est trouver la « bonne personne ». Ça c’est très difficile. Les belles histoires d’édition entre un auteur et un éditeur sont sans doute assez rare. Pour HYROK j’ai eu la chance de tomber sur une éditrice qui m’a convenu, chez Léo Scheer, (le reste, les conditions de publication, c’est une autre histoire). Maintenant, comprenez-vous, il faut que ça « rentre dans la collection », que ça ne soit pas trop long, etc. Fadaises que tout ça. Les réalisateurs qui se battent avec la production sont légion. C’est la même chose. Il y a la création, et puis il y a le marché, le marketing plus précisément. L’enfer.

    @Laurent Fabioux. Je respecte toujours les pseudos, quels qu’ils soient. (Pour le reste, la suite en MP, si tu veux bien. Littérature OU écriture, je ne vois pas, à part des sodomies de diptères si tu vois ce que je veux dire. Pour moi il y a des choses qui fonctionnent, qui émeuvent, ou pas. Tout simplement. Je prends note en tout cas de ces auteurs que je ne connaissais pas.)

  9. Nicolaï Lo Russo Says:

    (Au fait, Laurent : « Eh bien », et non pas « Et bien »…)

  10. laurent fabioux Says:

    Ah, je te retrouve enfin…

    Un petit mot à propos de nino6: vous lisez quoi en ce moment?
    Fin du mot.

    Niko, si j’ai écrit tout ça, si je suis allé sur ton site ce n’est évidemment pas pour te descendre mais pour t’encourager. Je ne fais pas de démagogie. Comme je te l’ai dit je n’ai jamais compris pourquoi tu avais abandonné la photographie alors que tu étais en train de devenir un des « nouveaux ». Je ne te l’ai jamais dit mais j’ai participé à une soirée il y a une dizaine d’années et à un moment la conversation s’est ouverte sur Nikolaï Lo Russo. J’ai fait le fier, tu me connais, mais ai refusé de divulguer ton phone. Comme j’étais un peu bourré, tu t’en doutes, j’ai accentué le côté « abandon et réfléchi » de ton travail alors qu’il n’en était rien. J’ai bien rigolé quand même.
    As-tu jamais songé à ce lien divin entre les mots et les images?
    Je ne veux pas t’embêter Niko mais il faut bosser. J’ai eu plaisir à aller sur ton site où trois personnes ont lu ta nouvelle. Elle est bien, elle n’est pas fausse mais elle demande des tripes.
    Lis Alice Munro (son recueil de nouvelles) et Richard Yates, surtout, le père « spirituel » de Raymond Carver.
    A toi,
    Laurent
    ps: tu peux venir sur mon « wall », of course

  11. laurent fabioux Says:

    Pierre-Alain Schaffter tu habites en Suisse?

  12. Nicolaï Lo Russo Says:

    @Laurent. Je vois bien que tu n’as rien compris à HYROK, pour me poser de telles questions… D’un côté ça me rassure.
    Ecrire, oui, se travaille toujours, il n’y a jamais de « fin ». C’est comme le piano. Après, tout dépend de ce qu’on veut en faire, et où on veut aller.
    Plus de trois personnes ont lu cette nouvelle, crois moi. Mais tout le monde ne commente pas, sur un blog.
    A+

  13. Søren Says:

    Je vous achète 235.jpeg pour 3,1 millions d’euros.

  14. Sophie K. Says:

    Très intéressants échanges autour des choix… (La complexité pour un correcteur, c’est aussi d’accepter la petite musique d’un auteur en laissant la sienne à la porte… Ce qui ne doit pas toujours être facile.)
    Nico, cette nouvelle sensible et belle est dans le fil de « La Solde » de McComber, c’est étonnant. Pas le même style du tout, mais dans l’esprit. Et ça ne m’étonne pas, haha ! J’aime beaucoup.

  15. Nicolaï Lo Russo Says:

    Oui Sophie, (et merci !), c’est ce qu’on appelle le paradoxe des grilles perceptives d’évaluation (GPE). Le cerveau est comme une grille. Soit il fait des frites (il a été formé comme ça, à force de vivre dans les frites), soit il fait des macaronis. Dès lors, il est difficile de demander à un « cerveau à frites » de faire des macaronis, pis encore : de transformer des frites en macaronis ; là on serait dans l’hybride immangeable (même si la pomme de terre est « bonne à tout faire »). (Et surtout, ne jamais oublier de nettoyer les grilles après utilisation, autrement ça moisit. Les ranger ensuite dans le bon tiroir.)

  16. Cécile D. Says:

    Je me suis laissée complètement emportée par la mélodie, le rythme, et les belles raclures d’amour pudiques de ce texte, celles qui ont été rabotées sur l’écorce du poteau!.. .
    j’ai adoré ce « cillement » à la « Carver » même s’il demeure haut et fort du Lo Russo! bravo!

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