Archive de la catégorie «Life»

Le saviez-vous ?

mars 8, 2008

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Le règne animal réserve parfois de bien curieuses surprises. Un comédon d’éléphant peut peser jusqu’à 40 grammes. A la saison des amours, quand il s’agit de se faire beau, les mâles se livrent à des contorsions pour le moins ridicules, se mirant dans les eaux calmes du Congo, afin de voir si leur pores ne sont point trop dilatés ; le cas échéant, de tenter d’extraire quelques vilains points noirs, en s’entr’aidant à coups de trompes, de pattes, et de sottes cabrioles.
Les femelles quant à elles, ne souffrent que rarement d’un excès de sébum. Leur peau parfaitement hydratée, épaisse et pure comme un tournedos, elles demeurent à distance, trompant leur ennui en mangeant des bananes. Comme c’est aujourd’hui la journée de la femme, je ne pouvais manquer de livrer cette information capitale.

De ma fenêtre

mars 1, 2008

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Que faire? Par où commencer? Recommencer. Reprendre oui. (Il se jeta sur le clavier, rouvrit son blog.) Mais pour changer quoi? Etre influent. Homme d’influence ok. Suis-je influent? Pour qui? vers où? Où allons nous, où va le monde? quelles dérives? quels abîmes? Quelles joies? Ces questions qui transpirent. L’économie. Tout est, réside dans l’économie. Posons ça. Les lois économiques gouvernent le monde. Voilà. La loi du moindre effort. Une goutte sur la vitre, regarde. Trajectoire physique, répondant à des lois simples. Le moindre effort ; elle se fait pas chier, elle suit. Elle coule et elle sèche. L’individu. Théorie du Flow. Bien placer le curseur. La compétence est un bonheur mais faut pas s’emmerder. Les marchés, les équilibres. La démocratie. Naissance de la démocratie. Participer au Monde. A sa confection perpétuelle. Netocratie. Tiens c’est nouveau ça, on en parle partout, t’es pas au courant? Ce deuxième monde immatériel pourtant si réel. Si influent. Si incroyablement palpable. Des blogueurs. Des voix dans la nuit mangeuse. Des milliards de mots qui s’écrivent. Qui tournent, retournent, s’échappent, s’échangent, se multiplient, au milieu de milliards d’images et de clones d’images. (Gorgée de café.) Vertige du nombre. Masse critique. Et si le monde était entièrement mathématique? Il y en a qui le prétendent. Des savants, des sommités. Qui se heurtent aux philosophes. Aux politologues. Aux sociologues. Qui n’entendent rien aux mathématiques. Aux dernières avancées. Le monde est complexe vous savez. Une complexité exponentielle. Il n’y a pas de loi pour Demain. Tout peut arriver si si. Mais non pas du tout ! Vous vous trompez ! Imbécile ! Sombre crétin ! (Claques, bras d’honneur) Fiez-vous à l’Histoire ! Tout est déjà là. Voyez ces traces ! Gilgamesh. Le premier Déluge. Le Drame Primordial. Repris partout. L’anéantissement. Noyés comme des rats, l’horreur. Le premier génocide de l’histoire de l’humanité. Eh oui. Voulu par Dieu lui-même – une invention. Virer les malpropres, repartir à zéro. D’aucuns s’en sont inspirés les salauds. En sauver quelques-uns, les plus braves, les mieux bâtis, avec des chiens, des moutons, et des girafes aussi. Noé l’Elu. Veinard. Et moi alors? Qui me sauvera du désastre? De la noyade? Hein? Non. Le monde est technologique. T’inquiète pas. Technocratie. Scientocratie. Bouées électroniques. Yeux bioniques. Ça va s’arranger. On tient la vérité. La fameuse vérité positive. Vous m’écoutez? Qui m’écoute? Qui écoute? Je veux dire : qui écoute vraiment? Merde téléphone. Allo. Non ma chérie je suis occupé. Je réfléchis oui enfin j’essaie. C’est très compliqué. Très très compliqué. Trop sans doute. Il y a des horizons partout. Sous la brume oui, avec des éclairs. Bah c’est un cycle tout ça qu’est ce que tu veux. Un cycle oui. L’important c’est de remplir le frigo. De pouvoir. C’est pas une mince affaire ça. Se lever, y aller, suer, tenir dans la tempête. Economie de marché. Les plus forts résisteront. T’avais raison Charlie. Et puis viendra le crépuscule.

Rigo!es

février 17, 2008
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RGOS pneudans la bounoire
struc struc truc truc truc truc truc ture struc
Struc’Ture duPNEU

(E!E!E!E!E!E!E!E!E)

Tract TRACTEUR traceur
Bleu (Blue) Bleu
duciel mangédenoir
Epsoir

dune

/// ////// ///// / // /// / /// /// /

Levanselev (de sa chèze ouestale)

(woouuuuuuuu!!!!ooooohhhhuiiiiiiffffiiiiiiii)
AVE CUMULUS
PLU!E

bombardier delatère pilonnes létraces (tu)

refaits lésurfaces
lisssssssses (again)

Tracteur parti (le) laissant derrièrlui
labouricaner, se dé
sin tégr e r… (ah ç!a oui)

Et moi je ! RIGOLE

Joyeuses Pâques !

février 10, 2008

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Devant la caisse d’un supermarché, dans le 7ème.

- Ah vous avez déjà les lapins en chocolat ??
- Ben oui madame…
- Non Kevin, tu reposes ça ! … J’ai dit NON !
- Ouiiiinnn…
- C’est pas un peu tôt?…
- Vous savez, on met en place ce qu’on reçoit, on n’a pas le choix c’est comme ça.
- Kevin tu reposes ce lapin j’ai dit ! T’as même pas fini la galette des Rois…
(…)

Pour la P.H (petite histoire) Kevin aura quand même droit au petit modèle (Bunny,160g ; 50% de cacao)

Il fut un temps où le consommateur pouvait encore compter sur des plages de repos. Quelques semaines salutaires, par ci par là, entre Noël et la Saint-Valentin. Entre La Fête des Mères et la fête à Toto. Où il mettait un peu ses élans en veilleuse. Où il attachait sa gourmandise à un pied de table. Sans qu’elle souffre trop. Où il pouvait respirer deux minutes.
Cette époque est terminée.
Désormais donc, pour peu que vous soyez vaguement affaibli, sous l’hypnose de la publicité, sous les coups de boutoir du marketing SLV (sur le lieu de vente), vous avez le portefeuille constamment ouvert. On appelle ça überconso (avec ce préfixe germanique qui n’est pas sans rappeler le surhomme Nietzschéen, sa volonté de puissance, de dépassement, etc.)
C’est très efficace.
Nous avons depuis quelques années des cerises en janvier, février, mars, etc. (exit le Temps des Cerises)
Nous avons également les rentrées littéraires. Depuis peu il y en a deux, mais bientôt il en aura probablement trois ou quatre. Voire plus (la rentrée poche, la rentrée “bronzage”, la rentrée “thrillers” avec les sempiternels “nouveaux maîtres du suspens”, la rentrée “love stories”, la rentrée des essais, la rentrée des enfants, des animaux, etc.
Il serait question, chez Coca Cola, de proposer bientôt un Père Noël en maillot de bain pour Juillet-Aout. (Où la dinde du 25 sera remplacée par des steaks d’autruche texane, avec séquoia nain à la place du sapin, etc…)
Bref, nous allons tranquillement vers le “Tout, tout le temps”. On n’aura même plus le temps de désirer, de se réjouir de : ce sera déjà là. A dispo 24h/24. (PayPal et hop !)
En fonction de votre fameux “pouvoir d’achat” vous aurez deux alternatives : baver ou acheter. Au moins, vous n’aurez pas à réfléchir, c’est déjà ça.

Fais péter !

janvier 5, 2008

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Me revoilà. Pfouuu.
Ça a d’abord été la fameuse “fin de l’année”. Carrefour des angoisses autant qu’appel d’air. Pour beaucoup, la sale période des derniers soubresauts. Des derniers espoirs qu’on n’en finisse quand même pas là, comme ça. C’était pas possible on s’est dit. Fait chier putain. Tous ces espoirs à ce point déçus, ces attentes vaines. Ces cafouillages des ultimes jours, ces petits oui qui sont des non. Ces promesses en balsa, ces signatures en carton. Quels fiascos ! Que des bouchons ! Fallait faire le bilan juste avant le sapin. Pour qu’on soit tranquille au moins entre les guirlandes et la Saint Syl’. Entre le Nordmann à boules et le Château Vomi-Castagne 2008.
Le bilan fut lourd évidemment. En un mot : TROP. De temps sur le web, de dossiers en suspens, de dossiers tout court, de femmes juste croisées, de sourires qui s’en vont, de violences inutiles, de spams allonge-zob, de questions sans réponse, de bruit dans le quartier, de fringues dans l’armoire, de baffes qui se perdent, de cartes de fidélité, d’infos superflues, de musiques d’attente, de filles ipodiques, de boîtes qui débordent, de repas trop chargés, de films “de l’année”, de réductions de 5%, de maris infidèles, de pubs assommantes, d’occasions à ne pas manquer, de mecs qui bandent mou, de nouvelles nouveautés, de fistons pistonnés, d’images “inédites”, de surveillances électroniques, de cancers galopants, de succès éphémères, de yaourts en rayon, d’interdictions de stationner, ou de séjourner, de récits incroyables, de porcs nographiques, de longues jambes en bas Dim, de coeurs éplorés, de mensonges numériques, de magazines consternants, de fumée dans les bars, de légumes à farcir, de monde au départ, de livres édités, de kilos à faire fondre, de mamies qui tremblotent, de prix usurpés, de rois du polar, d’avenirs incertains, de pseudos blacklistés, de lois à la con, de loyers augmentés, de reclus qui crevotent,  d’amis surbookés, de flotte dans la viande, de désirs aiguisés, de pets végétariens, d’envies étouffées, de pognon dans les fêtes, d’obsédés sexuels, de sucre au dessert, de budgets explosés, de foie gras à Noël, de poumons qui s’essoufflent, d’énergie dépensée…

Pour en arriver là.
A l’année du Rat. Petit rongeur d’espérance, qui court comme un imbécile.

Alors Bonne Année frère humain ! BONNE ANNEE mon gros ! Bienvenue dans la Vallée Nouvelle ! Tu vas voir tu vas te régaler !
Mais te gêne pas pour tout faire péter, hein. Champagne !

Une petite merveille, vraiment

décembre 20, 2007

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Une petite faim dans ce froid qui pince ? Une envie de se laisser envoûter les papilles, avec ce feuilleté brebis-épinards qui vous fait de l’œil ? Pour ma part je me suis laissé tenter. Pour la seconde fois.
La première, c’était il y a au moins deux ans. Ça m’est revenu, maintenant. Un petit traiteur franco-grec, pas loin d’une sortie de métro. J’avais pris la même chose. Le même feuilleté. Exactement. Et j’avais trouvé ça dégueulasse. Atrocement rance. La sale chèvre. Le feuilleté humide, qui plie sous la dent au lieu de croustiller. Il avait une belle gueule pourtant. Comme là. Je croque dedans : limite immangeable. Faut vraiment crever de faim.
Deux ans. Ça fait donc deux ans que ce traiteur fait des brics dégueulasses. Et ça se vend. Des dizaines de feuilletés infects par jour. C’est à peine croyable. Moi je comprends pas. Les gens vont aller bouffer ça chacun dans leur coin. Puis aller gerber un peu plus loin, c’est pas possible autrement.
A moins qu’ils trouvent ça bon eux va savoir. Au fond, c’est une question de référentiel. D’étalon. Chacun son système de jugement après tout. Y avait une dame assez bien mise, avec une veste en goret, qui poussait des mmmh alors qu’elle venait de s’enfiler la dernière bouchée. Enchantée de son petit feuilleté elle était la dame. Mmmh. Une petite merveille, vraiment. Pourquoi se plaindre.
C’est marrant, j’aurais assez facilement tendance à tracer des parallèles moi. TF1. La culture du feuilleté mou. Dans son emballage à paillettes. La « littérature française » qu’on livre à pleines palettes à l’entrée de la FNAC (bah pourquoi droper des noms, y a qu’à ouvrir les yeux.) Allez, mettez-m’en quatre c’est pour offrir.
Le plus terrifiant c’est que moi aussi je me fais avoir. On a faim. C’est là. On craque. Pas se prendre la tête. Et on refait la connerie : Dégueulasse. Ce qui me console, c’est que je me dis qu’une sortie de métro c’est un lieu de passage. On ne fait que passer en général. En vitesse. On revient rarement.

Pouvoir d’achat ? Do it yourself !

décembre 4, 2007

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A lire les articles traitant du “pouvoir d’achat” des français et de sa résolution sarkozyenne tout à fait illusoire, j’ai constaté avec un certain étonnement qu’un aspect important du problème n’avait pas été abordé : le pouvoir “psychologique” d’achat. Autrement dit le désir d’achat. A l’approche de Noël en particulier, tout est fait pour que ce désir soit porté à son paroxysme (et sa satisfaction remplacée immédiatement par un nouveau désir, dès janvier.) Offres alléchantes, boîtes à lettres pleines, bombardements publicitaires, hyperchoix de marchandises, bousculades consuméristes en tous genres.
Achetez ! Achetez ! Achetez ! (mais soyez libre, hein.)
Bon.
Le pouvoir d’achat c’est ce qui reste, grosso modo, quand vous avez payé le loyer, la bouffe de base, les factures télécom et tout ce qui est obligatoire (le remboursement des crédits par exemple). C’est cet – éventuel – petit pécule qui va vous permettre de partir au ski, d’acheter un ipod, ou de changer la moquette. Inutile de dire que pour la majorité des français ce “pouvoir” est plutôt faible. Et la frustration d’autant plus forte que le désir, soigneusement aiguisé par les guerriers du marketing, est grand. Immense même.
L’indice des revenus ne va pas bouger de sitôt. Comment, dès lors, faire varier psychologiquement l’indice des prix à la baisse ? Ainsi, avoir l’impression de voir son pouvoir d’achat, étrangement, augmenter.
On peut attendre les soldes. Ne pas sortir le moindre billet avant. (Le prix d’un “beau livre” a une durée de vie de plus en plus courte. Idem pour les vêtements. Chute de 50 à 80% avant/après Noël assurée.)
On peut s’intéresser aux mille choses qu’on a déjà. (Tous ces romans, ces magazines qu’on a pas encore lus ; ce lecteur DVD, dont on n’a pas exploité le 10e des possibilités ; ces bottines sublimes, là-bas en dessous, qu’on a mises que deux fois ; etc.)
On peut tâcher de “désapprendre le désir”, façon bouddhisme. (Rester hermétique aux offres, fermer un peu les yeux, manger des pommes, se détendre dans l’azur. Dire non.)
On peut se dire que le Père Noël, ce rubicond vicelard inventé par Coca-Cola (si si !) commence à nous les briser menu et que bon, pour cette année, à part la dinde (et encore) c’est niet.

On peut se gausser de Saint-Nicolas. Le convier à venir accompagné d’un boeuf, pour souffler sur Little Jesus. Et faire un feu de joie.
On peut, finalement, se le fabriquer soi-même son pouvoir d’achat. Non ?