Archive de la catégorie «Photographie»

Les nouveaux artistes

janvier 12, 2008

C’est pour bientôt. C’est déjà là. Musiciens, jongleurs, trapézistes, rhabillez-vous. Rangez vos instruments. Installez-vous dans votre fauteuil, le Nouveau Spectacle va commencer. Bien gentiment, comme dirait l’autre.
Les images de synthèse – la “3D” pour les intimes –, ainsi que la musique samplée (réalisée à partir d’échantillons sonores réels ou virtuels) ont fait d’énormes progrès ces dernières années, c’est peu de le dire. Ça n’arrête pas. Un monde ex nihilo existe tous les jours un peu plus. Il croît, sous nos yeux analogiques, un univers immatériel totalement constitué de bits, de lignes de codes, de pixels en furie. Pendant que vous jardinez ou que vous donnez à manger à Roro. Les écrans colonisent notre quotidien, partout, dans les sacs, sur les murs, des aéroports jusqu’à votre poignet, d’en haut des tours jusqu’au troisième sous-sol. Essayez de compter le nombre d’écrans que vous croisez dans une journée dite “normale”. Les analystes appellent ça hyperscreen society. C’est vers là qu’on va. Vertigineuse extension du champ perceptif. Par ailleurs, il est dit que dans quelques décennies, il n’y aura plus la possibilité de distinguer les “vraies” images des “fausses” (3D fakes). Celles prises en réel par une webcam par exemple, de celles conçues de toutes pièces par des opérateurs numériques virtuoses. Et le son itou. Fabriquer totalement la voix de la Bruni qui dit à son mari “Allez, fait pas la gueule et passe-moi le beurre, Mister Président”, eh bien ce sera du tout cuit. The same voice. On aura le sentiment assez vif d’un “deuxième monde”. Et là c’est la société de l’information qui risque de prendre un sérieux coup dans le bide. Quand tout ça se sera mis en place. Parce que ce sera quoi finalement une information ? Hé hé.
En attendant ces réjouissances, ouvrez grand vos oreilles et vos yeux, cette vidéo est vraiment étonnante. Du tout grand art. Annonciateur de demain sans aucun doute. C’est chez Animusic et ça s’appelle “Pipe dream”. Pour une meilleure qualité vous pouvez commander un DVD. (c’est pas dans mes habitudes de faire de la pub, mais là faut reconnaître que…)

Tank vivra la téci !

octobre 8, 2007

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La “paix est un combat”, signe le fabricant de fringues Marithé & François Girbaud dans sa dernière campagne presse. Le premier plan montre de joyeux drilles multiraciaux foulant une sorte de sol artificiel où s’enchevêtrent des hibiscus et des maquettes de tanks (histoire de changer de la très fanée “fleur au bout du fusil”, d’innover un peu quoi, en attendant les lilas au milieu des lance-roquettes).
Très sympa comme visuel. Surtout qu’il est spécifié que la marque soutient “seeds of peace” , une organisation apolitique qui tend à promouvoir la paix chez les jeunes qui en chient grave dans les zones de conflits. Les zones comme les cités par exemple. (ben oui quoi, y a pas qu’au Moyen Orient et autour de l’équateur que ça latte méchant…) D’ailleurs tiens… ne seraient-ce pas les immeubles sinistres d’une cité du 9-3 qui dominent cette brume inquiétante, au second plan de l’image, là? Mais si mais si ! Une cité où les petits jeunes ne jurent que par Le Coq Sportif, Sergio Tacchini, les marques de rappeurs, etc… ‘taing ! Il serait grand temps que Marithé et François vendent leur came là-bas dedans, non ? “investissent ce (juteux) segment de marché” ! Pas déconner quoi !
Allez Zahira, va pour un petit débardeur à 650 Euros, on verra après pour trouver du taf… Peace & Love, babe… z’y va!

Les mosaïques de la Bastille

juillet 29, 2007

Technologiquement – entre autres –, les américains n’en finissent pas de botter le cul de toute la planète, ça c’est pas nouveau. Pourtant, j’avais eu, en feuilletant le très bavard (et rarement pertinent) Science & Vie daté août, qui présente le site Géoportail, comme un vague espoir que la France n’était pas en reste. Qu’elle aussi savait montrer ses muscles quand c’était nécessaire. Qu’en matière de base de données, par exemple, elle n’était pas totalement à l’arrêt. Je dois me rendre à l’évidence : On est battu a plate couture, comme le démontre hélas cet édifiant comparatif de vue aérienne entre geoportail.fr et l’impressionnant Google Earth (logiciel à télécharger).
Géoportail (dont le maître d’ouvrage est le ministère du Budget et des Comptes Publics - eh oui !) a la particularité, lui, de pouvoir superposer des cartes IGN avec le rendu photographique. Or, à l’heure de la quasi standardisation des dispositifs GPS dans les foyers français, ça n’a guère plus d’intérêt. (Ou alors faudrait qu’on m’explique !) Par ailleurs, j’ignore quel aéronef (français ?) a commis ces malheureux clichés surexposés mais il gagnerait à nettoyer l’objectif de sa caméra… Les deux vues ci-dessous (brutes, non retouchées) montrent la Place de la Bastille au grossissement maximal. Comme qui dirait y a pas photo, hein. Quand en plus on s’aperçoit que Géoportail a cru malin, lui, de balancer des “watermarks” à son effigie sur les cartes “pour ne pas se faire pirater”, on a la certitude d’être vraiment à Paranoland…
Je me dis quand même que c’est pas possible d’être aussi mauvais, que les “vraies infos” sont classées secret défense… Même si Science & Vie, dans un pitoyable cocorico, clame naïvement en parlant de la dernière version “3D” de Geoportail : “Bienvenue dans une nouvelle dimension ! ” On se fend vraiment la gueule.

Géoportail view “max”:

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Google Earth view “max”:

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Sagem bien

juillet 20, 2007

 

 

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Les photos bruitées à cause du manque de lumière, ça fait pas pro hein ! Eh ben justement pour moi l’amateur c’est parfait. Fallait quand même que je montre à mes nombreux lecteurs (ça va ça va, poussez pas ! y a d’la place pour tout le monde…) l’appareil responsable de la plupart des images de ce blugg. (Pas mal “blugg”, ça fait tout de suite beaucoup plus tendance non, allez je me ressers un wiski avant d’aller déposer le nom).
Donc, il s’agit d’un précieux modèle de téléphone portable : le Sagem MyX-6-2 (sorti juste avant le NzY-7-3 et après le LxW-5-1, donc). Grâce à son manque d’ergonomie absolu, sa surcharge pondérale, je ne l’utilise pratiquement plus que pour faire des photos ratées (floues pour la plupart, désaturées ou trop saturées, “minables” quoi). Ce qui a l’avantage de nous porter loin de ces photographes pros qui se battent à coup de megapixels, pour nous concentrer sur ce qu’il y a de plus intéressant, finalement : le sujet.
Vous noterez au passage combien j’ai dû ruser pour d’une part vous montrer l’outil sur ces nombreuses faces, et d’autre part rester moi-même assez discret devant la glace. Le montage multi-miroirs, le calcul des axes optimums, m’ont quand même pris deux heures et demie. Faut pas croire que ça vient tout seul le talent, hein.