L’installation à Dédé

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Voici quand même la pièce la plus intéressante de la FIAC et du festival off (dont j’ai déjà oublié et le nom et le contenu) : L’installation à Dédé. Aux dires de l’interessé il s’agit de faire la nique à Sophie Calle (vous savez la dame qui nous les brise depuis des lustres avec ces chambres d’hôtel **** reconstituées, où elle a eu ses petites misères amoureuses, ses petits tracas…) Au moins Dédé il y va franco, il est dans la vraie vie, à ciel ouvert : il a le canapé-lit, les ouatères automatiques, le plateau télé, le bar, tout. Et même un poster pour la déco. Et quand on lui demande des explications sur son oeuvre il nous répond  » Moi c’est cash, y a pas d’explications, ça va au nerf direct ! Et pis l’art contemporain c’est comme les médics, si t’as pas la notice tu sais pas si faut l’avaler ou t’le carrer dans l’fion! »
Moi, Dédé je l’aime bien il est nature. Sa pièce – superbe d’authenticité – est visible jusqu’ à fin octobre rue de Ménilmontant en face du 81, par là. Après, il expose Porte de Pantin, sous le périph’, pour une retrospective avec ses potes. Alors si vous êtes dans le coin, passez lui glisser un billet ou un soleil : il nous prépare une sacrée sculpture pour l’année prochaine, « un truc énorme, que même Tinguely il en a rêvé, avec du bruit, de la fumée qui crache, et d’la poésie soudée à même de bitume… »
Un peu de patience c’est pour bientôt. A la tienne Dédé !

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5 Réponses to “L’installation à Dédé”

  1. Lorenzoo Says:

    C’est Dédé himself l’oeuvre, la grande. C’est la Joconde de notre siècle le Dédé. Doit avoir un sourire trempé dans le gros rouge -pas dans le genre de la frigide du Louvre.

    Ls (alias Lorenzoo pour les intimes).

  2. Strangedays Says:

    Eh oui ! Qui pour s’en apercevoir? Ils verront bien dans cent ans. Quand les Armées du Vide auront pris le dessus. Et là, les sourires, les vrais, ceux pas tout à fait blancs, reviendront.

  3. kolbleu Says:

    Bravo pour ce billet, on rit jaune… Dédé « s’expose » aux mille dangers de la rue, pendant que l’art contemporain, lui, ne « s’expose » qu’aux critiques. Dérisoire et futile ? Malgré tout, j’aime bien Sophie Calle…

  4. Cécile D. Says:

    C’est en effet encore très actuel!

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