Archive for mai 2008

Qu’on nous fiche la pet !

24 mai 2008

Un jour je suis tombé très amoureux d’une fille – un jeune mannequin saoudien –, pour une raison a priori incongrue : elle faisait des pets d’homme. Des pets de maçon. (Ou de ministre.) Quand ça lui prenait, à n’importe quel moment de la journée. Phénomène qui contrastait monstrueusement avec son aspect fragile, évanescent, tout de déliés et de grâce juvénile. Une très jolie fille, finement basanée, avec un véritable tromblon de combat au derrière. C’était très étonnant. Ce qui était incroyable surtout – plus que le « bouquet » somme toute assez banal, convenu, de ses vents – c’était le son qu’elle était capable de produire dans ces moments-là. Le son oui. Une sorte de pétarade musclée, violente et virile. Sans aucune retenue. Le pet franc, retentissant, qu’on se prend comme une rafale de M-16. Osons le dire : Le pet de compétition. Au début ça surprend. C’est pas possible qu’un bruit pareil vienne d’une fille pareille. Il doit y avoir quelqu’un d’autre caché dans la pièce, avec une machine de chantier (se dit-on, l’air suspendu dans le matin net). Puis, après quelques jours d’hébétude et de questionnements, on finit par s’habituer. D’autant que la fille, végétarienne – et cycliste à ses heures –, nous explique que chez elle le pet est un art. Un art ! Qu’il y a même toute une philosophie du pet ! Qu’un pet, un pet digne de ce nom, ça ne s’improvise pas ! Ça demande un contrôle de soi, une attention, une concentration inouïe !
Mais dans quel but ? (est-on en droit de se demander, dans le matin net.)
Lorsqu’on se penche sur l’anthologie du pet à travers les siècles, l’on est positivement sidéré par le nombre de belles femmes qui ont marqué de leur souffle fessier la postérité (si j’ose dire). Myriam de France, Juliette Cervantès, Pierrette de Saint-Tenon, Sarah Palovitch, Martine Beauvais, puis plus tard, beaucoup plus tard, Dalida, dont la rose des vents, subtilement soufrée, hante encore les nuits de bien des amants. Qui encore ? Y’en a des tonnes… Bon, y a bien elle, mais je lui ai promis de ne pas en parler. (N’empêche un pet d’Italienne, j’aime autant vous dire que c’est top. C’est le pet top. Le pet tip top aux pâtes au pesto.) Mais je demeurerai silencieux ma chère, promis.
Quant à mon adorable ex-amie, un pet d’homme. Vous imaginez ? Comment ne pas tomber amoureux.

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Presque rien

11 mai 2008

On est samedi. Non dimanche. Non : vendredi. On est vendredi oui. C’est ça. (Quel con.) Hier soir j’ai dîné avec Monica pour la dernière fois. Enfin presque la dernière fois pour être honnête : elle a mes clés. Important d’être honnête. De nos jours. Ça se perd l’honnêteté, la sincérité. On finit par raconter que des conneries si on fait pas attention. A en lire aussi. Partout. Bon. La première fois que j’ai vu Monica Bellucci – si si : Bellucci – ce devait être dans un journal de mode ou de cinéma. Elle était jeune. J’ai tout de suite été attiré par elle. Son regard de pélican. Noir et doux en même temps. Peu de monde est au courant. On se voit de temps en temps, avec Monica. En cachette. J’en peux plus de garder secret ce secret. L’autre, là, n’est pas exactement au courant mais c’est comme ça. Monica et moi on vit un truc énorme. Enorme ! même si j’ai dû hélas écourter notre affaire. Enfin voilà. Mon entourage – ma femme par exemple – n’a jamais rien vu. Absolument rien. Ils ignorent totalement que j’ai une autre vie. Qu’il m’arrive (quand j’ai un peu de temps) d’aller échanger quelques balles avec Alain Delon, vers 18 heures le jeudi. Qu’il y a trois semaines, alors qu’on me croyait alité avec force fièvre, j’étais chez Johnny avec Amy (Winehouse) et Flavia Lefèvre – là je tiens à être très clair, Johnny n’est de loin pas mon chanteur préféré. Oh ça non. Mais il a un sens de l’hospitalité extraordinaire. Inimitable. Il met les petits plats dans l’écran (comme je dis toujours), quand un pote même pas cathodique se pointe à l’impro avec une ou deux amies. Longue histoire Johnny et moi. Une amitié d’hommes c’est quelque chose. On en parle nulle part évidemment de cette amitié. Ni de toutes les autres d’ailleurs. Gala, Match, Closer, Télé machin, tout ça, ils râclent que la surface des choses. Faut dire qu’on leur donne bien que les graines qu’on veut à ces oiseaux-là. Faut pas croire.

Il y a toute une information souterraine. Personne ne sait rien au fond. Je veux dire : des vraies choses qui se glissent entre les « news ». Et qui modifient sensiblement les comportements des gens importants. (Pourquoi unetelle a quitté untel. Pourquoi le mariage de ces deux-là a-t-il été reporté à la dernière minute. Pourquoi B.S a tellement grossi. Et-tsé-terra.) Toute une information souterraine, essentielle, échappe aux médias et aux mouches. Vous ne savez, en somme, presque rien. Juste la pointe brillante et glacée de l’iceberg – si massif. Ridicule, ce qui vous est connu. C’est qu’il s’en passe des choses que vous ne savez pas. Ah si vous saviez ce que vous ne savez pas ! Hallucinant ! Moi-même au début ça m’a proprement estomaqué tout ce qui nous échappe ! Tout ce qu’on ne nous dit pas. Ou qu’on est incapable de nous dire. Et que je n’aurais jamais su si je n’avais pu obtenir la %#*§&#@ à temps. Avant que ce soit interdit. Dingue que j’aie pu moi échapper à tout ce que vous savez. Profiter benoîtement de cet interstice.


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