Qu’on nous fiche la pet !

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Un jour je suis tombé très amoureux d’une fille – un jeune mannequin saoudien –, pour une raison a priori incongrue : elle faisait des pets d’homme. Des pets de maçon. (Ou de ministre.) Quand ça lui prenait, à n’importe quel moment de la journée. Phénomène qui contrastait monstrueusement avec son aspect fragile, évanescent, tout de déliés et de grâce juvénile. Une très jolie fille, finement basanée, avec un véritable tromblon de combat au derrière. C’était très étonnant. Ce qui était incroyable surtout – plus que le « bouquet » somme toute assez banal, convenu, de ses vents – c’était le son qu’elle était capable de produire dans ces moments-là. Le son oui. Une sorte de pétarade musclée, violente et virile. Sans aucune retenue. Le pet franc, retentissant, qu’on se prend comme une rafale de M-16. Osons le dire : Le pet de compétition. Au début ça surprend. C’est pas possible qu’un bruit pareil vienne d’une fille pareille. Il doit y avoir quelqu’un d’autre caché dans la pièce, avec une machine de chantier (se dit-on, l’air suspendu dans le matin net). Puis, après quelques jours d’hébétude et de questionnements, on finit par s’habituer. D’autant que la fille, végétarienne – et cycliste à ses heures –, nous explique que chez elle le pet est un art. Un art ! Qu’il y a même toute une philosophie du pet ! Qu’un pet, un pet digne de ce nom, ça ne s’improvise pas ! Ça demande un contrôle de soi, une attention, une concentration inouïe !
Mais dans quel but ? (est-on en droit de se demander, dans le matin net.)
Lorsqu’on se penche sur l’anthologie du pet à travers les siècles, l’on est positivement sidéré par le nombre de belles femmes qui ont marqué de leur souffle fessier la postérité (si j’ose dire). Myriam de France, Juliette Cervantès, Pierrette de Saint-Tenon, Sarah Palovitch, Martine Beauvais, puis plus tard, beaucoup plus tard, Dalida, dont la rose des vents, subtilement soufrée, hante encore les nuits de bien des amants. Qui encore ? Y’en a des tonnes… Bon, y a bien elle, mais je lui ai promis de ne pas en parler. (N’empêche un pet d’Italienne, j’aime autant vous dire que c’est top. C’est le pet top. Le pet tip top aux pâtes au pesto.) Mais je demeurerai silencieux ma chère, promis.
Quant à mon adorable ex-amie, un pet d’homme. Vous imaginez ? Comment ne pas tomber amoureux.

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9 Réponses to “Qu’on nous fiche la pet !”

  1. Viktor Says:

    Si mon amie faisait des pets d’homme moi je serais horrifié (bon elle n’est pas mannequin donc le contraste est moins flagrant…). Autrement, très sympa votre blog même si on ne sait pas toujours si c’est du lard ou du cochon… Pas grave, ça change les idées (les miennes en tous cas) et c’est bien écrit.

  2. Stéphane Says:

    Génial et trois fois génial. Bravo. Quelle partition ! Quelle musique !

  3. Loïs de Murphy Says:

    Vous oubliez les pets de Colette, qu’elle appelait des marrons :o)

  4. Daniel Fattore Says:

    Voilà un article qui pète et ne manque pas d’air! Ouvrez les fenêtres… A propos de pets musicaux et autres spécialités gazières, il y a quelques pages pas mal à ce sujet dans « La Terre » d’Emile Zola.

  5. Auteure Says:

    Parce que les filles pètent??!!

  6. Nicolaï Lo Russo Says:

    @Auteure. Surtout les filles, en fait. Je sais c’est étrange. Mais c’est pour ça qu’on les aime :)

  7. bank Says:

    La flatule est un art, Gainsbourg l’avait prophétisé avec Evguénie Sokolov !

  8. Henri Says:

    Qui a bien ri !

  9. Sophie K. Says:

    J’adore aussi.

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