Archive for décembre 2008

A très bientôt

23 décembre 2008

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©N.Lo Russo

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Quel bonheur

13 décembre 2008

cigare

Titres de la « presse quot » ce matin samedi 13 décembre sur le net. (Libé, Le Monde, Le Parisien, etc.)

« La SNCF accuse les chemins de fer allemands de piratage. »

« Trois enfants meurent dans un incendie près de Lyon. »

« Climat: un accord européen tempéré. »

« Morano accuse Fabius et Dray de «quasi-incitation à la violence». »

« Athènes secoué par une série de mini-attentats. »

« Les profs «désobéisseurs» sanctionnés. »

« Pourquoi le prix du gaz ne baisse pas. »

« Vendée Globe: Dominique Wavre victime d’une sérieuse avarie de quille. »

« Dati «choquée» par un article du Point «totalement faux». »

« La CFDT à la poursuite des intermittents. »

« Lourdes peines pour des grévistes tunisiens.

« Les élèves asiatiques sont les meilleurs en mathématiques et en sciences. »

« Une figure de Wall Street inculpée pour une fraude qui pourrait atteindre 50 milliards de dollars. »

« 5 000 à 6 000 visiteurs médicaux risquent de perdre leur emploi. »

« Au Mexique, le berceau du maïs contaminé par des OGM. »

« 2.000 foyers privés d’électricité en Isère et Savoie. »

« Une femme portée disparue dans le Cher. »

« Une Française abattue en Afrique du Sud. »

« Semaine difficile en vue pour Delanoë. »

« Etats-Unis : la colère des ouvriers de l’automobile. »

« Paris : le grand retour des tours. »

(Etc.)

Je ne peux m’empêcher d’éclater d’un rire nerveux. Pour la première fois, je n’ai lu aucun article. Absolument aucun. Rien à foutre. Depuis un moment de toute façon, j’ai l’impression qu’on est assis sur une tonne de plutonium en barres. La fenêtre de mon bureau, au 7ème, donne sur un joli jardin, accueillant même en hiver. Je pourrais sauter. En finir. En finir une fois pour toutes. Un joli vol plané dans ce joli jardin. Aller mourir au milieu des géraniums encore fleuris – fou comme ça résiste au froid un géranium ! J’hésite, je me tâte. Et c’est là que mon instinct de conservation va me sauver la vie : accablé par tant d’adversité, je me dis que non, c’est pas possible, tout ne peut pas aller aussi mal, y a bien un espoir, un petit rayon de soleil quelque part… Je cherche, je cherche donc une info un peu positive, je déroule des pages et des pages, de sport, de culture, de gastronomie, de « société »… Rien de folichon. Et tout à coup, entre Jeff Koons à Versailles et l’invasion du foie gras de Bulgarie dans nos assiettes, je tombe sur ça :

« La crise stoppe l’inflation de vêtements dans les placards féminins. »

Je reste suspendu dans l’éther, tremblant, presque grisé : Les filles vont avoir de moins en moins de vêtements ! Grâce aux mites ! Elles vont donc être de plus en plus déshabillées ! Nues pour ainsi dire ! La crise les met toutes à poil ! Nom de Dieu ! C’est pas une bonne nouvelle ça ? Le Sentier à l’arrêt complet. Lagerfeld, La Maison de la Laine, Agnès B, Le Comptoir des Cotonniers : chute libre ! Du coup, je ferme la fenêtre, me rassieds dans mon Le Corbusier limited edition, m’allume un Hoyo de Monterrey « Epicure » N°1, avec un bon petit Cognac.

Quel bonheur. Pourvu que ça dure.

Question maison

6 décembre 2008

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… très vite l’endroit nous a plu… Un coup de coeur quoâ… ce vaste espace baigné de lumière zénithale… cette transparence de l’air tout en verticalité/horizontalité… Ce qu’on a voulu créer, avec Pierre-Charles, c’est quelque chose de résolument inédit… de jamais vu vous comprenez… Pas du tout comme dans Marie-Claire, ah non, pas du tout… Une sorte de pari volumétrique faisant fi de l’exiguïté urbaine… Comme un oasis de cristal au milieu des ruelles… Jouer avec les vides, les pleins… Tourner autour des poteaux, faire danser l’espace sous les parpaings… Oui hu hu je suis poétesse à mes heures… Euh… avançons par-là… Voilà… Très vite, le traitement du sol s’est avéré fondamental pour donner une unité à l’ensemble… On a donc choisi ce camaïeu de gris, avec l’architecte, du gris très city, hu hu, en jouant aussi sur la variété des matières… l’association métal-pierre nous a semblé tout à fait épatante par rapport à l’intention de départ… avec un traitement géométrique à la Vasarelli, ça dialogue bien… Et puis ça renvoie des ondes tellement vitales à Pierre-Charles… Evidemment un chauffage par le sol s’est très vite imposé, afin que l’oeil ne bute pas sur ces horribles radiateurs vous savez hu hu… Mon mari est artiste conceptuel, il faut que son esprit soit dégagé, qu’il puisse appréhender l’espace et la lumière sans encombre… C’est d’ailleurs lui qui s’est chargé de l’ameublement de la zone salon-réception… avec ce… comment dire… cet arrangement aléatoire de mousses colorées pour pouvoir se vautrer… en plein milieu du living… Là il a opté pour des teintes très saturées, il a été très clair hein… Ça suffit comme ça les intérieurs à la David Hamilton hu hu… Non non : des couleurs franches, tranchées, stimulantes et trendy, qui attirent le regard, invitent à la communion terrestre… avec en revanche un mobilier très sommaire, pour ne pas gâcher l’espace… Pierre-Charles adooore les meubles-idée, comme tenez là… cette penderie électro-statique, à l’entrée… on a l’impression que les vêtements sont suspendus comme par miracle, c’est amusant n’est-ce pas ?

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Alors pour la cuisine…, entrez, entrez seulement… le mot d’ordre a été, là aussi, so-bri-é-té. C’est vrai que 52 mètres carrés pour une cuisine, c’est vite rempli si on fait pas attention hu hu… Toutes ces armoires à casseroles, ces poêles grasses, ces robots à tout faire qui traînent un peu partout… ce bazar épouvantable… Dieu merci nous ne faisons pas beaucoup la cuisine mon mari et moi, mais nous adorons prendre le petit-déjeuner dans cette pièce… Regardez par terre comme le soleil joue sur ces faïences de Zahida… grâce à cette baie vitrée plein est… c’est divin n’est-ce pas ?… Oui donc ici la pièce maîtresse si vous voulez c’est le frigidaire. Un triple frigo américain, à portes transparentes et distributeur de glaçons, glace pilée, neige carbonique, ce que vous voulez. Mon mari adore… Il voulait que ça fasse « installation » hu hu… Toute la dynamique, la mise en scène de la cuisine, a été induite par la présence massive et incontournable du frigo… du sur-mesures évidemment… c’est un ami de Pierre-Charles, carrossier-frigoriste à Saint-Chad qui l’a dessiné… Quel coup de crayon hein… Bon… Je crois qu’on a à peu près fait le tour des parties communes ?…

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— Oui on a tout là, on va pouvoir passer au niveau supérieur, si vous voulez bien nous y conduire chère Bénédicte… Je… Nico ?… Nico ?… Ben où il est passé mon cameraman ?… Nico ?… Merde… Voilà aut’chose tenez… Mon cameraman a disparu… Attendez Bénédicte on n’a plus personne au cadre… on peut pas boucler sans mon cameraman… Nico ?… C’est un nouveau, merde, j’en étais sûre… Il était photographe avant…


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