Rétro-résurrection (HYROK, J—10)

by

manuscrits

Nous avons échappé à la catastrophe, mes frères : j’ai trouvé un éditeur pour HYROK. C’est, selon toute vraisemblance, officiel depuis quelques jours, je peux le crier. On m’a signé voilà une semaine. Pour ceux qui ne savent pas, cet éditeur, signataire du contrat, ce « on », c’est Léo Scheer, Paris, cinquième étage porte droite ; le bouquin, 516 pages serrées (Garamond corps 10,5), sort le mercredi 7 octobre 2009 à 9h30 dans la collection M@nuscrits, wagon n°7 voie B, toutes les bonnes librairies – et même quelques mauvaises, sans doute. Les dernières corrections sont en cours de français. Les toutes toutes dernières avant que ça gèle.

Tu parles d’une correction, mon brugnon.

Pas été facile. Quelle tannée ce truc-là, de se faire publier. De dire voilà les gars ça y’est, haha, la petite barrière est franchie, hop. Je peux le dire : ça a mis quelques années. Trois. On a vu pire mais bon.

La petite histoire à gratter ? La traditionnelle petite histoire. Bien. D’accord. Pour les archives, les entrailles du web, ok. Je la raconte, surtout, parce qu’on est quand même passé pas loin du désastre ; j’aime autant vous dire. De la mort. (Dans d’atroces souffrances évidemment, voyons.)

Voilà l’histoire, donc. En treize points. Tant qu’à faire, autant être superstitieux.

1- Novembre 2006. Je mets un point final à la version 2 du manuscrit (tapuscrit, en vérité, mais ce mot est tellement laid, tellement toc-broc, que je garde manuscrit). 549 pages A4. J’y travaille depuis deux ans. J’y pense depuis cinq au moins. M’envole avec M., ma dulcidouce, début décembre, en Pologne, Cracovie, quelques jours. C’est l’hiver, juste avant Noël, tout brille. Envie de lui faire lire. Cadeau. Voilà, lis, ma chérie. Lis, je viens de finir. (En fait ça commence. Tout commence.)

Elle aime. Normal. Elle m’aime. Elle pleure à la fin. Flocons qui fondent sur son visage chaud et beau. Je me souviens très bien. Et j’aime les filles qui pleurent à la fin. Craco-vie la sublime. Gravée dans mon coeur.

2- Mars 2007. Après les primevères. J’ai fait lire à quelques autres. Le fameux petit cercle. La version 3. Puis 4. On a aimé. On n’a pas aimé. On s’est vexé. On s’est quitté. Rancoeurs et jalousies. Normal. C’est qu’il y a des choses dans ce livre. Dans ce livre qui fait désormais 557 pages. 8 ont germé en trois mois. Le printemps s’annonce magnifique. Mais brutal.

3- Avril. Le 6 avril. Grand Jour. Je prépare l’envoi « par la poste » de quatorze premiers manuscrits « avec mes coordonnées ». Comme il se doit. Et comme je ne « connais personne ». Version 5 ; qui fait maintenant 510 pages environ – un petit amaigrissement que je vois salutaire (j’ai finalement viré des pages jugées trop « techniques »). Donc : Fayard ; Grasset ; Seuil ; Stock ; Denoël ; Flammarion ; Albin Michel ; Gallimard ; Le Dilettante ; Le Diable ; Léo Scheer (si si) ; Lattès ; Belfond ; Hachette Littératures. A l’attention de l’éditeur, au moins d’un directeur littéraire « choisi ». Coût de l’opération : 457€. (15 manuscrits à dos collé, à 30 euros pièce + 7 euros d’envoi au Diable Vauvert, qui est loin de Paris, et à qui je ne suis pas allé déposer l’enveloppe craft moi-même – qui suis postier, parfois, mais pas encore pilote de Cessna.)
Le tout, accompagné chaque fois d’une courte « lettre d’accompagnement », la même ; elle est très simple, je vous la livre entière :

(…)

—  … autrement, quel livre auriez-vous aimé avoir publié ces années-là ?

—  HYROK, sans hésitation. Mais il nous a échappé… Il me semble bien l’avoir vu passer pourtant…

—  Ça arrive parfois oui… À part ça ? Pas d’autres petits regrets ?

—  Je ne vois pas non… Hammerstein peut-être ; Calache aussi… Les  francs-tireurs qui sont venus ensuite quoi… Des gens devenus nécessaires, par ces sombres temps… On en a quand même sorti quelques-uns heureusement !…

—  Léo Scheer un très grand merci !…  Nous allons devoir hélas rendre l’antenne…

(« Viens dans ma fiction » ; © France Culture, 2027)

Les autres, idem, même lettre : Bernard Comment un très grand merci, Marion Mazauric un très grand merci, Jean-Marc Roberts un très grand merci, etc. 14 fois.

4- Avril. Le 7, lendemain de mon dépôt, Bernard Comment, le directeur de la collection Fictions&Cie au Seuil (de l’étouffement) me téléphone en fin d’après-midi. « Oui, bonjour Monsieur Lo Russo (…) excellent courrier (…) lire au plus vite votre manuscrit (…) à très très bientôt… » Putain. Déjà. Ça mord sérieux cette lettre haha ! C’est vraiment facile de les avoir en fait ! Génial, génial…  Ah si Wrath savait ça, qu’il suffit juste d’une bonne lettre d’accompagnement…

5- Mai 2007. Aucune nouvelle de Bernard Comment. Il doit lire lentement, c’est certain ; savourer ; et se garder les meilleurs pour la fin ; pour le dessert. Patience dans l’azur.
Les autres ? Rien, trois retours avec « lettre standard de refus » (je vous en fait grâce). Bon bon bon. On va passer un bel été je sens. (En fait, Bernard Comment me répondra par une lettre manuscrite presque illisible, début juin, dans laquelle « après lecture », il « renonce à publier HYROK », malgré « un matériau formidable, qui ne manque certes pas de qualités ni d’ambition ». Les vraies raisons du refus, qu’il éludera en m’envoyant « exceptionnellement » une note de trois pages d’un de ses lecteurs vaguement courroucé par ma prose, me resteront à jamais confuses, pas nettes. Je lui récrirai une longue lettre, demandant quelque explication, mais qui restera lettre morte. Bernard Parce Que.)

6- Ete 2007. Avec les premiers coups dans l’eau, les premiers renvois de manuscrits – « récupérations » à pied plus précisément –, j’aborde, un peu déçu, la liste des « moyens et petits éditeurs », à qui je livre les manuscrits retournés (m’efforçant de restaurer ceux qui me sont rendus maculés, d’effacer les taches de café, ou de merde (de pigeon ?), avec du papier de verre 000 – les saligauds). Entre deux rayons de soleil sur mon balcon, je tombe un peu par hasard sur le blog des éditions Léo Scheer, tiens il a un blog lui… (à vocation longtemps « interne », mais qui dépasse quand même de beaucoup dans la blogosphère « externe », eh oui, sans quoi je ne serais pas tombé dessus.) Léo Scheer qui visiblement n’a pas encore lu le manuscrit que je lui ai adressé personnellement. Je prends un pseudo, tiré de mon roman : Strangedays ; et commence à arpenter les murs gris de ce blog. Ça a l’air de parler bouquins, édition… Sait-on jamais. J’en profite pour ouvrir la brosse Gherta, histoire de, ça donne une contenance, un point de chute dans l’océan.

7- Automne-hiver 2007-2008. On est à vingt-trois éditeurs. Merde. J’ai quand même fait réimprimer 6 manuscrits d’une nouvelle version qui s’appellera « HYROK, ou la vérité sur la vie de Louison Rascoli ». Premiers retours de « lettres circonstanciées ». Qui me serviront d’une part à modifier mon texte (très légèrement, car les avis sont souvent contradictoires), et surtout à composer une nouvelle lettre d’accompagnement, pour mes envois de printemps, où je ferai, cette fois, le coup de la « revue de presse » (authentique, vérifiable, et bien évidemment élaguée des « points de réserve »).

8- Novembre 2007. Stand-by. Mon manuscrit est « en balance » chez Denoël, mais ça dure, ça dure, c’est terrifiant. C’est à se demander ce qu’ils veulent. Comment ils travaillent. (Je passerai tout l’hiver à attendre. Attendre qu’ils aient fini de se gratter.)  Pendant ce temps, »Strangedays » rencontre Léo Scheer pour la première fois à la galerie éponyme. Prix Sade 2007 (Salopes, de Denic Cooper,chez P.O.L). Ah c’est vous Strangedays. Oui c’est moi. Bonjour bonjour. Contact sympathique-tac. Je ne lui parle évidemment pas de HYROK (qu’il n’a sans doute pas vu passer), mais plutôt d’un autre projet, tout à fait hors monde de l’édition. Petite diversion galactique, sans suite.

9- Décembre. Léo Scheer sort de son P4 un concept de collection en ligne intitulée M@nuscrits, en carbure de titane. Suffit juste d’uploader des m@nuscrits pour se faire lire par la « communauté » (alors naissante). Et de pas oublier le « @ » désormais. Important le « @ ». Bon. Verra bien. Prudence est mère de sûreté. Ne pas se précipiter. Attendre encore. Hiver figé. Noël. Morne et froid. Saumon celte, huîtres et déception. Bilan de l’an. C’est vraiment dur d’être édité. C’est impossible. Si tu connais pas. Un gros machin pareil surtout, avec des poils. Impossible. Refusé refusé refusé. Ça y’était presque, pourtant. Merde de merde. Reste Denoël.  C’est que j’y tiens à ce bouquin, et sacrément. Enfin, ce pas-encore-bouquin. Qui à la fin de cette année m’a coûté pas loin de six cents euros ! Ça va vite les « manuscrits papier » mon enfant. Quand je pense à ce que gagne un « jeune auteur » pour son premier livre en général… Faut avoir envie !… Bref. La question n’est pas là.

10- Printemps 2008. Bon début d’année, autres projets prometteurs. Petit éclaircissement malgré un « non » chez Denoël du bout des doigts. Je fais le pitre sur le blog de Léo Scheer. Je bataille avec les Stalker, Müller, et autre Marco. On affûte les couteaux, croise les fers, parfois furieusement, pendant que Barberine prépare tranquillos sa sortie dans M@nuscrits en première mondiale. On se demande, on spécule, on se gratouille, on jase, on fait mine. C’est nouveau. Je me surprends à me dire et si. Et si Léo Scheer. Ce qui me refroidit un peu, c’est que je reçois à ce moment-là une lettre de refus-type des éditions… Léo Scheer ! Moi qui pensais – qui espérais – que depuis le temps ils avaient paumé mon manuscrit ! (sans @). Tu parles. Retour, à la queue leuleu, avec les autres, et sans un mot. Ça va pas être simple du coup.
En attendant, comme faut pas mollir, je prépare la suite, satanés nouveaux envois : sept HYROK version 8 toute fraîche, que j’enveloppe dans du papier noir avant dépôt. Noir comme la guerre. Plon ; Cherche-Midi ; Balland ; Le Passage ; Verticales ; Calmann ; Anne Carrière (bon là ce serait erratique, c’est vrai). On dirait des munitions, ces paquets ; des bombes que je vais aller lâcher à Saint Germain. Là ça va péter c’est sûr. D’autant que cette fois je joins la lettre « revue de presse », fruit de mes envois précédents, le sésame assuré, le pied de biche imparable. Pensais-je.

« Le récit de la destinée tragique de ce photographe possède un véritable souffle (…) Un réel talent d’écriture dont l’harmonie principale réside en un subtil mélange de force et de fluidité. » (P-G de Roux, Dir. litt, Le Rocher)

« Il y a là un matériau formidable, qui ne manque certes pas de qualités ni d’ambition… » (Bernard Comment, Dir. litt, Seuil)

« Ecriture fluide et inventive, au service d’un vrai sujet… »  (Claire Delannoy , éditrice, Albin Michel)

« On peut se prendre au jeu et se dire que le texte aurait une valeur sociologique et anthropologique pour les générations futures (…) au fond, le dispositif narratif est assez malin. Et puis le dénouement est une réussite. » (Comité de lecture ; Seuil)

« Originalité des jeux formels (enregistrements, blog, sms…), mais des passages un peu graveleux… » (Comité de lecture, Flammarion)

« Il y a plein de choses bien » (Guillaume Allary – par e-mail ; Hachette littérature)

« C’est très intéressant… (…) A mon avis, il ne faut surtout pas enlever les passages un peu limites… ». (Audrey Diwan – au téléphone ; conseillère éditoriale, Denoël)

Pas mal hein ? Un éditeur qui reçoit ça avec le manuscrit, merde, il s’intéresse, non ? Il jette un coup d’oeil. Eh ben non. Rien. Rien de positif se passe. Juste Verticales et Plon (une catastrophe, Plon, hallucinante, que j’ai déjà relatée ici.) Pour Verticales, on m’adresse une réponse en juillet, où il est dit dommage que le style de la première partie ne se poursuive pas dans la suite du roman ; que ça « tombe dans l’oralité ». Z’ont rien compris, eux, rien. Pas bien lu. Pas lu, plutôt. Pas le temps. Faut les comprendre. Merci quand même Verticales pour vos mots horizontaux. Les autres, rien, on est en juillet, pas de nouvelles. Et là on est à pas loin de huit cents euros ! pas loin de trente éditeurs contactés ! Ça commence à faire. Energie, argent, mauvais sang. Quelle merde. Envie de poser un pain de plastic dans ma boîte aux lettres. Qu’il n’y ait plus de boîte aux lettres. Plus de refus. Houellebecq était dans ces eaux-là pour son premier, avant Nadeau. Trente éditeurs. Ça console, mais bon.

Bientôt deux ans que je cherche un éditeur. Un mec qui comprenne.

Léo Scheer c’est cuit, ok.  Mais imaginons : si, soudain, après la « rétro-publication » (son dada de rendre concrets certains textes venus du net – six à ce jour),  il accrochait au concept de rétro… résurrection ?! : le manuscrit noyé, trucidé par la voie dite « normale », mais sauvé des eaux par M@nuscrits ! Ça serait-t-y pas une belle histoire, hein Balthazar ?
Reste qu’à essayer, j’ai plus rien à perdre.

11- Eté 2008. J’envoie une nouvelle, une historiette un peu marrante, en format pdf dans M@nuscrits. En mon vrai nom. Pour tester le truc. Tâter le terrain. L’Ivre de Zob. Et ça se passe bien. J’ai rapidement des commentaires positifs, d’internautes de passage, de blogeurs, d’habitués, d’autres « m@nuscrivants ». Je me dis tiens, il y a peut-être quelque chose par-là. Une petite fissure où je pourrais m’enfiler. En plus, ce comité de lecture est autrement plus disponible et accessible que les « lecteurs des maisons d’édition », cette trop sombre brigade.

La suite est connue de certains. Rapidement : Léo Scheer, en vacances en Corse « mais avec une connexion » me propose de lui envoyer une version pdf de HYROK (version 9), dont je lui ai fait lire le prologue. Depuis le temps, grâce au blog, à mes interventions fréquentes, il me connaît un peu. Connaît aussi mes déboires avec ce sacré gros texte, ce rorqual malheureux. Il décide alors, depuis sa crique bleue, de le mettre en ligne en entier, après l’avoir copieusement tronçonné en dix tranches. (Ce qui m’a fait un choc terrible, quand j’ai vu ça sans avertissement.) Mais je lui fais confiance. Dés septembre, débutent les lectures de commentateurs courageux – près de cinq cents pages à lire en ligne, faut s’y coller. Dahlia, blogueuse influente,  étonnante d’assiduité, fera le premier pas décisif. Trouve le livre « dément ». Ouvrira la porte à d’autres, avec beaucoup de bienveillance. HYROK, tranquillement, s’enfonce dans l’automne, puis dans l’hiver, recueille pas mal de commentaires, d’avis favorables de lecteurs divers. J’en suis heureux mais abasourdi, quoique je sache, au fond de moi, que c’est un bon texte.

12 – Printemps 2009. Sélectionné dans la Revue Littéraire N°38 des ELS pour un extrait (le prologue), j’apprends par Florent Georgesco, éditeur maison, que HYROK est un roman « à paraître ». Quand ? peu importe. On verra. Je suis fou de joie. A paraître ! Miraculé.
Un peu plus tard, une date tombe. Ressuscité.
Mi-juin, j’envoie à Florent une version 10, la toute dernière de mon crû, pour corrections, dans une vraie allégresse.

13 – Fin août. Retard monstre. No news. Mais j’attends en sifflotant. Pas encore signé. Parfois j’imagine le pire. Non, ils n’en seraient pas capables. Quand même pas. Non, je déconne. Tout va bien. Faut juste attendre encore. Profiter pour changer un mot çà et là. Toucher une phrase. Passe-moi la lime, Brigitte.
Florent est sur trois feux simultanés. Il n’aura pas le temps de s’asseoir à côté de moi. Navré – il a aimé et défendu HYROK –, il passe la main. Ah zut.
C’est finalement l’excellente Julia Curiel, « assistante » éditoriale qui s’y collera – éditrice, allez : en fait, tout le monde fait tout, là-bas, ou presque.
Le temps presse. Heureusement, peu de corrections. Les règles typos, quelques virgules, un alinéa à faire, une phrase un peu bancale à régler. Du beurre, mais faut « scanner » plus de 500 pages, l’œil bien ouvert pour traquer les coquilles, faire la maquette, la quatrième de couv’, ça prend un temps considérable. Dizaine de jours de travail.

Là, ça sort tout chaud de l’imprimerie. Séquence émotion.

Le bébé fait un peu moins d’un kilo. C’est pas très gros pour un bébé, mais je peux vous dire qu’il est beau. Bientôt dans vos bras, si vous le voulez bien.

Semaine prochaine, je vois Anne Procureur, attachée de presse fort sympathique-tac. Tic-tac…

Publicités

Étiquettes : , , , , , , ,

36 Réponses to “Rétro-résurrection (HYROK, J—10)”

  1. Cécile D. Says:

    Savez-vous quoi, Nicolaï? … votre épopée m’a donné envie de chialer!… Votre foi en votre Hyrok , votre détermination, votre patience, tout ça m’a bouleversée… oui suis sûrement une grande sensible » mais les affres de votre chemin de croix m’ont touchée! Ce n’est pas du tout que je me sois « projetée », non, (aucune comparaison à faire) mais votre récit de lutte est très prenant. je suis heureuse pour vous que cela ait finalement abouti… j’ai commencé à le lire sur Manuscrits (le prologue) et j’avoue que j’ai tout de suite été « happée » par l’intrigue et votre style. Mais je n’aime pas lire sur écran, j’attends donc avec impatience la sortie de Hyrok pour le manger sur papier. Bravo. *_*

  2. Yolande Says:

    Aïe, aïe, aïe! Moi qui trouvais que 9 mois pour faire un bébé, c’était déjà bien long, mais 3 ans et dans « d’atroces souffrances ». Heureuse pour vous que vous soyez (enfin) publié… et impatiente de me plonger dans Hyrock

  3. Nicolaï Lo Russo Says:

    @ Cécile. Merci pour vos gentils mots. J’espère que ça continuera de vous plaire (l’histoire). Et c’est vrai, c’est bien plus agréable à lire sur papier…

    @Yolande. Oui, il y a une ironie dans « d’atroces souffrances » que vous avez sans doute comprise… Puisse l’avenir m’épargner ce qu’on entend normalement par « d’atroces souffrances ». Ceci dit, je vous accorde qu’il y a eu, disons, quelque douleur çà et là… Et bonne lecture ! Rock ou rok, comme vous voulez en fait…

  4. nic Says:

    Bravo, pour Hyrok et son récit.

  5. Marie Says:

    « We will, we will, Rock You! » Cest plus adapté comme cri de victoire que « Alleluiah allelu, alleluhia »:-D
    Moi je n’ai pas chialé, juste halluciné de l’attitude versatile de certains « grands éditeurs ».
    Hâte de tenir dans les mains la version papier.

  6. Marco Says:

    Excellentissime billet, à la fois pro-, anti- et a-wrathien. Verve et lucidité, ce n’est pas si fréquent. (et je ne dis pas ça parce que tu fais allusion à moi, salopiot) Tiens, d’ailleurs, pour rester dans le registre copain-qui-ne-fait-pas-de-cadeau, je vais t’avouer un truc: « L’Ivre de Zob », je l’avais trouvé pas bon, vraiment trop facile. Mais tant mieux si les réactions positives de quelques autres t’ont encouragé. Quant à ton Hyrocqk, non de Dieu! c’est clair que je vais l’acheter (ça, c’est pour contribuer au remboursement de tes centaines d’euros perdus) et même le lire (ça, c’est parce que ça finit par vraiment m’intriguer _ et je fais confiance à ton style, brillant blogueur).

  7. Coryphée Says:

    ça ne marche plus? j’ai écrit un com mais il a disparu :-(

  8. Coryphée Says:

    ah si ça remarche… je ne vais pas le récrire, je disais que j’avais lu Livre de Zob , que j’avais trouvé fort drôle et bien amené, mais pour Hyrok, lu juste le début (on line ça me donne des migraines si trop long…) en faisant le voeu de vous lire sur papier à la sortie…. Bonne chance à votre « bébé » ^^

  9. Nicolaï Lo Russo Says:

    Ben écoutez, merci à tous, vraiment. L’attitude versatile des éditeurs ? oh je crois que c’est même de tous les êtres humains vous savez Marie… Un jour on aime, un jour on n’aime pas. Un jour on s’achète un gros 4×4 de merde, qui pollue bien sa race, deux mois plus tard on le revend en douce parce qu’on tombe amoureux fou d’une nana qui bosse chez Greenpeace… Et on s’achète une vieille Deuche à fleurs ! Hé hé, c’est la vie et faut faire avec. Compter sur la chance, aussi. Qui va qui vient. D’un côté j’en ai eu avec M@nuscrits. Quelque part. Tombé pile au bon moment, pour une fois… Hop ! On devient filozofe avec le temps. Eh pis l’en faut pour tout l’égout enfin : regardez, Marco aime pas L’ivre, ça l’a pas fait bander des masses, Coryphée, elle, ça l’a fait rire… Ils ont tous les deux raison pourtant. It’s like that. Que dire encore ? Je sais pas, là. Belle fin d’aprème ! (et merci pour le plussoiement sur le blog à côté… si si j’ai vu ! Z’êtes coules.)

    @Coryphée. Désolé pour ce bug possible (quoique étonnant), je n’ai pas eu votre com perdu, mais celui-ci me va bien, merci !

  10. Nestor Burma Says:

    Je vais peut-être me le faire ce livre ;-)))

  11. nic Says:

    J’avais trouvé L’Ivre de zob bien troussé. Anecdote à son propos. Le jour (un dimanche) où je l’ai lu, quelques heures après, coup de fil, voix autoritaire que je ne reconnais pas :
    – Ici Dieu, Monsieur D., nous ne vous avons pas vu à la messe…
    Très athée, je n’imagine pas un instant être en communication avec le Tout-puissant, en revanche, sidéré, le soupçon me traverse l’esprit d’avoir été « tracé » depuis le blog des ELS après ma lecture de l’Ivre – ce qui était à peu près aussi vraisemblable qu’une admonestation divine… – et soudain je me retrouve comme dans un épisode de 24H espionné par une batterie de satellites et tous les réseaux.

    Inutile de préciser qu’il s’agissait d’un pote farceur. Sa blague avait toutes les chances de faire long feu, ma lecture de NLR en a fait un feu d’artifice !

  12. Christian & clic Says:

    Eh bien Nicolaï, ça fait plaisir à lire.
    A vous lire donc sur papier et à bientôt.

  13. jcm Says:

    Cher Nicolaï, je suis vraiment heureux de cette publication pour redonner figure à m@nuscrits. Plaisir à venir de vous lire sur papier (comme dit Christian) même si là, je suis pris ailleurs.

  14. Martin Says:

    Belle trajectoire, en plus ça finit bien semble t-il. Que demande le peuple!

  15. Kjack Says:

    … Vivant vivant, je va je vais je reviens j’y retourne d’un certain nombre de Lieux et de petits endroits du net où ça s’essaye à …
    les Lieux sont bien verrouillés et on s’endort à mourir, ici-du net, comme toujours.
    Les petits endroits faut avoir la chance de tomber dessus avant que l’épuisement vous tombe dessus aussi. C’est épuisant la solitude d’un écran sur-éclairant.
    Aussi quand je suis tombée sur votre logo,( pouahh le vilain mot) ce petit dessin d’oeil porté par une paire de jambe à bout de bras sans bouche mais qui semblait avoir un baiser, mon petit turc m’a dit: ah .., une piste enfin !
    Du vivant là.
    Vive, je clique sur : interview pour Art Vanguard, muni de l’increvable enregistreur numérique Olympus DW-90 bien sûre !
    J’ai ri j’ai ris de bon coeur à me re-connaître oui mais avant tout du plaisir d’avoir déniché ce vivant – là.
    Ce ton trop rare.

    Le réel de la vie à l’air vraiement prend les esignes et les eformes du to b.e ainsi le net essaye de nous vendre du chaleureux à l’intime, paroles hébérgeantes, ça copie-colle à l’envie tout pour avoir l’air avec du sang des boyaux de la résurrérection. Je m’ennuie ferme, c’est l’e.peste donc ça va plus vite et vachement des ectalitres de lait mort.
    … chez vous toute cette ecchymose est splendidement refroidit
    Contenant est contenu dedans, ça dénonce..? ça défonce !
    Du vert de poivron à la porte de pantin…( ah la porte de pantin…j’en ai pleuré… en passant par les croquis de mesdames- morgues jusqu’au fond- fond des trouées X ça marque, ça compte à mon e.stomac.
    C’est la Walkyrie du donner pour recevoir.
    Qu’il aillent se faire clouer la rue de la Une & co avec leurs bredouilleries et leurs certificats des tubes.
    JALOUX Ils sont petitement c’est e.vident, vidés ils sont c’est pour ça qu’ils ne lisent surtout pas !
    Je crois pas que Pasolino ni Ferré aient attendu quoi que ce soit de ces singes à taire -ci.
    Quant à Houellbeque je connais pas une seule rose qui le lise.
    Que des moquettes grises sans âges que sa fascine de se voir identifier par une grosse.. couv.
    Il y a des pagailles de livres extraordinaires qui se sont lu à manteaux ouverts par moins 50 dans des époques qui reviennent…de Mathilde à Paula etc ..
    (Mes parents vendaient y a pas 30 ans des livres érotiques interdits à la boutique d’O.., aujourd’hui la fnac les distribue en beaux coffrets de Noël avec le faux ruban en surimpression etou..ça bourre les étagères ça économise les papiers peints)
    Je vais l’acheter votre livre et je crois bien l’offrir aussi.
    Je demanderais à mon extraordinaire Librairie  » à plus d’un titre  » justement de m’en commander un petit bouquet pour tout mes saints, que ceux qui sont soient et que ceux qui ne sont plus soient aussi afin qu’ il puissent m’empapouater avec mes lectures de voix hautes.
    Vous avez une encre qui passe bien la rampe !
    Salutations à votre triptypes
    Je m’aperçois que j’ai été bien longue, j’espère pas longuette, parce que vraiment vous êtes un tripchic …
    MO.

  16. Matthias "BenReilly" Jambon-Puillet Says:

    Superbe article.
    Fuck, moi qui pensais que c’était normal que sur 9 envois je reçoive 9 lettres types, pas un mail d’a côté, pas un mot d’encouragement ou d’avis.
    (et j’ai l’air fin avec mes 91 pages A4)

    Anyway.
    La bise, à bientôt sur les étals du coup. :D

  17. Leo Nemo Says:

    C’est triste car ni Calache ni Koff ne seront édités, eux , mossieur LO RUSSO…

  18. Yolande Says:

    Désolée pour le Hy…rock, sans doute parce que c’est souvent ce que j’ai dans les oreilles

  19. Carole Fives Says:

    En effet, tes déboires ont des airs de saga dès lors qu’ils se terminent bien. Bravo, et pressée de lire Hyrok version papier! Le 7 octobre, mais c’est la semaine prochaine dis-donc ça ;)

  20. Nicolaï Lo Russo Says:

    Merci à tous, pardon pour ma réactivité un peu tardive.

    @Nestor Burma. Très beau, votre blog. Puis-je me permettre de le mettre en lien dans ma rubrique photo ? En plus la trichromie…

    @nic. Excellent. Rare mathématique du hasard.

    @Kjack (Morjane). Très touché par votre texte. Vous êtes archi vivante et c’est très bon à lire ! Ces glissements, ces mentiques et ces trappes qu’attrapent, ça sent l’air que j’aime respirer. On se (rev)erra aux miroirs des soirs-lune, sous les réverbères des rêves berbères. Si vous le voulez bien :D Et, non vous n’êtes pas longue ! Du tout ! Welcome.

    @Leo Nemo. Pourtant ce sont bien les meilleurs ! Un éditeur, vite !

    @Carole. ;) ;) ;)

  21. Nestor Burma Says:

    Salut à toi l’écrivain,
    Tu peux mettre ce blog « trichrome » en lien,
    Qui a une nouvelle page chaque jour depuis 3 ans,
    Je recevrais tes invités avec plaisir.

    @+

    NB

  22. Carpenter Says:

    Tout cela donne envie de vous lire, disons de « l’intérieur ». A coté, je pensais qu’il y avait plus de délai entre la sortie de l’imprimerie et la sortie en librairie (pour les services de presse). Je vais me procurer votre roman quoi qu’il en soit, l’ensemble à l’air intéressant. Excusez moi cette question, mais il coûte combien sur le web ? Evene donne à 15 euros et renvoie sur alapage où il n’est pas répertorié, sur Amazon il est à presque 19… Et en librairie?

  23. Nicolaï Lo Russo Says:

    @Nestor Burma. Ok, merci, le lien est mis.

    @Carpenter. Merci à vous. Inquiétant cette histoire de prix ; en effet il y a des différences que j’avais pu noter et qui n’ont pas été corrigées. En revanche je crois qu’il est impossible de commander avant la sortie « officielle » mercredi. En librairie le roman sera à 19€. (Je verrai tout ça dès demain avec l’attachée de presse.) Pour ce qui est du délai, très court, on est hélas parfois en flux tendu, on a moins de temps pour préparer les choses, mais que voulez-vous : c’est le marché qui dicte le rythme je suppose. Un clou chasse l’autre. Il y a trop de livres et pas assez de monde pour s’en occuper « comme ils le mériteraient » (rengaine connue). Mais tant pis, on tâchera d’exister malgré cette surproduction :) Et puis, comme chacun sait, on ne prête qu’aux riches…

  24. Chr. Borhen Says:

    Dites Nicolaï, ça ne vous fait pas peur le patronyme de l’attachée de presse ?

  25. Nicolaï Lo Russo Says:

    @Christophe. Du tout. Tant qu’elle me PROCURE de la joie et de la bonne humeur, tout va bien.

  26. Phil Says:

    Il est à Mulhouse, Librairie Bisey. Je vais l’acheter…

  27. Carla. Says:

    « On m’a signé »…

    Il y a un aspect tauromachique qui m’avait échappé…

    « Tu me signes
    Pour faire fleurir la pourpre
    Et l’offrir à la mort… »

    Vous êtes dans l’arène dorénavant…Défendez votre texte et que le spectacle soit beau!

    Au plaisir de vous lire sur papier.

  28. Stéphane Says:

    ….après la bataille, malgré l’humour tout ça me fait pleurer, tout de même ces éditeurs s’imaginer que quelqu’un puisse commettre 500 pages et quelques juste pour le plaisir je trouve ça inquiétant.
    En tout cas je vais passer voir mon libraire de quartier voir s’ils n’ont pas touché un livre dont le titre n’est composé que de consonnes. Ils viennent juste de débarquer en ville, ce sera leur bizutage.
    Merde.

  29. le koala Says:

    Mon cher Nicolaï, j’ai le plaisir de t’annoncer que ton livre est sur les étals à la F… RNAC (comme dirait notre bon ami Ben Reilly) des Ternes. Paris 17eme (ou 8ème, j’ai un petit doute maintenant – bref).

    Je l’ai feuilleté attentivement. Il y est apparemment question, parmi d’autres sujets chatoyants, de la création photographique suisse et de l’art de garder vivants des plans de basilic. Y’a bon.
    … OK, j’avoue, je ne l’ai pas acheté mais c’est parce j’ai encore quatre bouquins alignés dans la file de lecture, c’est-à-dire plus prosaïquement sur la table de nuit. Après, on verra – why not, hein.
    Bonne continuation et grande carrière à ton opus. En route vers le Lagarde-et-Michard du vingt-et-unième.

  30. CARAMBA EL MUNDO » Digression sociale… Says:

    […] HYROK – Récit d’un acharnement Share and Enjoy: […]

  31. Warren Says:

    Ah ! Les frères de galère, dépenses reprographiques et attentes ronge-ongles, espoirs téléphoniques et suites abolies…
    Je vais l’acheter aussi, Hyrock, puisque c’est ça !
    Entre frangins…

  32. Nicolaï Lo Russo Says:

    @Warren. Pardon, je ne vous ai pas répondu. J’irai voir votre site plus en profondeur un de ces quatre, ça a l’air très bien. Oui, Hyrok pourrait vous plaire, à ce que j’ai cru comprendre… Vous me direz, le cas échéant.

    @All. Merci, désolé il y a des jours où je ne répond pas systématiquement, je ne suis pas rivé à mon blog (surtout right now). Caramba ! ;)

  33. Warren Says:

    @NLR : merci pour votre réponse mais ne vous en faites pas, mon post n’en réclamait pas ! Quand c’est bien, faut le dire, c’est tout. Et quand on sent des convergences, il faut se serrer les coudes.

  34. loesie Says:

    Bonjour Nicolaï,

    Ça faisait un moment que je n’étais pas venue ici…
    Alors bravo, bravo, et bravo…

    « cette trop sombre brigade »
    J’ai adoré…

  35. Paul Says:

    Soutenir à tout prix, c’est une chose mais aimer dépasse tout acte de philanthropie auquel je me devais de participer.

    Cherchant d’autres mots à me mettre dans la tête pour accompagner produits de la nuit pour arriver enfin à atteindre l’autre dimension, je tombe par hasard sur cette masse sobre et élégante sur un présentoir de cette grande enseigne située sous le nuage radioactif du centre de Paris.

    Si je me reconnaissais pas un peu dans les questionnements et les évènements de la vie de Louison, je ne pourrais prendre parti si simplement en faveur de cette photobiographie, efficace, touchante, aiguisée, douce-amère, drôle, mélancolique, effrayante et excitante.

    Trônant dans ma bibliothèque (même si pour l’instant ce n’est pas vraiment la mienne), tu accompagnes brillamment ces nuits sobres d’hiver.

    Paul qui est ici

  36. urcinemavf Says:

    Bonjour vous accueillir avec nous http://urcinemavf.com/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :