Retina, serial killer

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Nous voici plongés dans une polémique qui n’a pas tout à fait fini de faire « couler de l’encre » – encore que l’encre se voit détrônée par des pixels depuis un moment déjà – : Le match Ecrans vs Papier. L’ère des écrans va-t-elle définitivement, irrémédiablement, remplacer celle du papier ? Avec des questions corollaires du type : Quelle est désormais l’espérance de vie d’une librairie (traditionnelle) ? Est-il toujours pertinent d’investir dans une imprimante ? (voire dans une imprimerie…)

Pour le moment on peut parler de « cohabitation » douce ; l’offre se dédouble, non sans allégresse. Nombre de livres, de magazines (et de publicités), existent tant sous forme analogique que numérique. Présence physique de « l’objet », ou présence immatérielle des « pages écran ». Et l’on choisit un peu ce qu’on veut, selon nos habitudes, nos préférences, notre budget ; selon aussi la place dont on dispose sur nos étagères… (et là ça se complique assez vite, quand on consomme beaucoup…)

Dans ce combat technologique, j’ai toujours cru dans la victoire du papier. Je me disais que son odeur, sa présence fibreuse, le bruit-que-ça-fait-quand-on-tourne-la-page, faisaient la différence ; et puis cet objet livre c’est quand même quelque chose. Un livre, oui, avec la reliure, le soin apporté à la couverture, le vernis UV ah comme c’est beau. Comme ça claque. C’est irremplaçable je me disais. Ce fétichisme.

Jusqu’à hier soir.

Hier soir mon avis s’est tranché de manière quasiment définitive en faveur de l’écran, après, il faut le dire, une certaine période de latence. Ça avait débuté l’an dernier en juillet ce doute, ce questionnement métaphysique, lors de mon acquisition d’un iPhone4. Ce petit outil de communication conçu par Apple, ma foi bien pratique – j’en suis devenu comme beaucoup inséparable – a une caractéristique qui peut paraître anodine aux yeux de certains, mais qui selon moi se révèle capitale : la qualité extraordinaire de son écran Retina. On est très au-dessus de n’importe quel écran d’ordinateur (bureau ou portable). La technologie IPS permet de monter ici à 324 ppp (pixels par pouce) – je n’entre pas dans les détails rébarbatifs, pas d’inquiétude –, plaçant le rendu (contraste, netteté, et surtout modelé) au-dessus d’un tirage photo ou d’une page de livre d’images « bien imprimées »… Outre que, RVB oblige, le rendement lumineux, par nature additif, est supérieur à celui de n’importe quelle impression (lumière dite soustractive). D’aucuns ont pu d’ailleurs remarquer combien la « présence » d’une image (entendre son « réalisme ») était plus importante sur un écran (même d’assez mauvaise qualité) que sur une photographie ou une reproduction.

Je ne connais pas de personne ayant regardé une photo sur un écran Retina qui ne s’est pas dite « bluffée ».

Or il se trouve que Apple, dans sa grande mansuétude et selon des rumeurs tout à fait vraisemblables rapportées récemment par le Wall Street Journal, s’apprête à munir de cet écran Retina la gamme de ses iPad ! (iPad3 printemps 2012, paraît-il). Comme c’est gentil. Je me disais bien que cette belle qualité n’allait pas rester cantonnée à un écran si petit (celui de l’iPhone)…

Ce n’est pas qu’une bonne nouvelle : c’est une révolution.

Révolution amorcée, au grand dam de certains, avec les « liseuses » et autres e-book, vous savez ces petits boîtiers numériques qui vous permettent (ou vont vous permettre) de transporter votre bibliothèque partout… (Mais pour les liseuses je me disais bon, ce ne sont que des fichiers pdf, la typo vectorielle ok c’est bien net, aussi net que dans les livres imprimés, mais l’image ? Si la qualité et surtout la taille de l’image ne suit pas, il y aura toujours des livres illustrés de « magnifiques photos » !… Ça existera toujours !… Que dire des magazines ? La même chose. Je me disais que les liseuses ne remplaceront jamais les livres, les « vrais livres ».)

Et puis là hop ! un sacré tournant s’amorce. Parce que cette technologie IPS, bien entendu, ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Des écrans de plus en plus grands, donnant des images de plus en plus parfaites, réalistes, vont envahir nos vies (nos cartables, nos tables, nos murs…).

Alors oui le problème du prix. Souvenez-vous les imprimantes de bureau : au début des années 90 c’était assez cher. Puis peu à peu ils nous les ont presque données ces imprimantes, le prix a chuté : ce sont les « consommables », les cartouches et le papier qui sont devenus chers. Classique.

Pour les « tablettes » numériques, continuité réjouissante – et ironique – des antiques tablettes d’argile, comme pour l’heure le prix est manifestement un frein (tout le monde ne dispose pas de plusieurs centaines d’euros juste pour s’informer), il est à parier qu’un tour de passe-passe marketing sera inventé pour les rendre tout à fait abordables. Le prix d’un abonnement à votre magazine préféré, par exemple, guère plus. Le contenu finit souvent par financer le support. Un jour les tablettes seront distribuées « gratuitement »…

Ce que je vois disparaître dans un avenir assez proche (allez, on va dire un maximum de quinze ans, histoire que la nouvelle (screen) génération de « geeks » prenne le pouvoir) :

• Les kiosques à journaux…

• Les librairies. (Les seules échoppes qui subsisteront seront des librairies d’ouvrages rares, d’occasion, et très spécialisées – seul endroit d’ailleurs où le « conseil du libraire » n’est pas un vain mot.)

• IKEA supprimera son espace « bibliothèques, étagères, serre-livres, etc.», devenu désert.

• Les tireuses « minilab » et leur satanés « 13×18 » qui engorgent les boîtes en cartons dont le couvercle ferme toujours mal.

• Les galeries de « photographie contemporaine » dont les onéreux tirages encadrés « sous diasec » ne se vendront plus, car trop encombrants et ne présentant chacun qu’une seule image fixe. (On préférera de loin se doter d’un grand écran type Rétina et passer les images de l’artiste au gré de l’humeur, pour un meilleur confort visuel et plastique.) D’ailleurs les musées et autres galeries de renom feront l’acquisition de dizaines d’écrans « qualitatifs » pour présenter leurs expositions : sauf exception(s), finis les fastidieux « accrochages-décrochages », tout se fera par fichiers numériques HHD (Hyper High Definition), en quelques clics et en cinq minutes.

• La profession de « colleur d’affiches ».

• Les cartes routières accordéon (qu’on ne parvient jamais à replier convenablement…)

(J’en oublie, il y en a plein…)

Sans compter les bouleversements que va connaître l’industrie du papier et de l’impression. Des secteurs entiers seront abandonnés. Redéfinis.

Ça fait pas mal de trucs qui vont disparaître non ? On peut considérer cette affaire d’écrans comme un « sous dossier » du basculement numérique, mais c’est tout de même une petite révolution…

(Oui, oui, je sais : « Et l’énergie dans tout ça ? Sacrée facture d’électricité tous ces écrans dans la ville ! » – Je pense que l’amélioration des capteurs solaires et des batteries (énergies autonomes) devrait y pourvoir.)

D’ici là, le débat continue…

(Note : je fais volontairement l’impasse sur les « habitudes de lecture à l’aube du Troisième millénaire », sujet sociologique en soi, mais qui pourra faire l’objet d’un autre billet ; on peut par contre en discuter.)

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15 Réponses to “Retina, serial killer”

  1. Virgule Says:

    Un tantinet hors sujet, ce que je vais dire sans doute, mais depuis que j’ai vu qu’à Strasbourg déjà circulent des voitures électriques à (que *) 20 km d’autonomie, je me dis que le génie des humains nous surprendra sans doute encore.

    (*) c’est roublard, auraient pu faire mieux, mais c’est pareil que pour les 33 tours et les CD. Faire et défaire c’est toujours travailler. :-)

  2. kolbleu Says:

    Bon billet bien renseigné, tes arguments sont convaincants, à te lire la fin du papier semble logique…mais en ce domaine, les usages, y a-t-il une logique ? La télé n’a pas remplacé la radio, le sms n’a pas remplacé la bonne vieille carte postale… Je fais partie de ceux, -vieillissants certes – qui pensent que le bouquin a encore quelques beaux jours devant lui, va savoir pourquoi…

  3. alain.tlse Says:

    Ma biblio ressemble pas mal a la photo de votre article et j’avoue que ce « bordel » qui s’accumul m’énerve souvent et je ne réagis pas, je me laisse envahir…. Je n’ai pas d’i-phone ni d’i-pad mais pour avoir essayé celui d’ un ami c’est vrai que ça claque, c ‘est facile à lire et sans doute bien plus simple de s’ y retrouver pour récupérer les fichiers de livres ou de magazine rangés comme dans un ordinateur. En revanche comme Kol bleu, j’ écoute la radio, je déteste rester assis devant la télé et j ‘aime les cartes postales , en envoyer parfois (mais surtout en recevoir!…), plus que les sms qui sont assez froids et pour un autre usage.. je suis peut être nostalgique étant plus agé que la nouvelle génération « écran »…. Mais vous semblez dire juste, kiosquier n’ est sans doute pas un métier d’avenir et les gens ont souvent un probléme de place chez eux. … et vus les prix en hausse du metre carré.. donc…

    C’est encore un peu cher, j’attents la « gratuité » des tablettes que vous annoncez (rire), au moins des prix en baisse!

  4. Cécile Delalandre Says:

    J’en ai parlé à mes arbres… ils sont euphoriques et sont en train de prévoir une méga teuf pour dans 15 ans !

    Ps. moi aussi je me réjouis pour eux! *_*

  5. Walter Says:

    pour moi le livre c’est comme le vinyle c’est une industrie artisanale… comme si on remplaçait le saucisson par des knakis… la saveur, le gout, l’odeur…enfin ! pour être un fan d’Apple et ayant travaillé pour la pomme je n’ai aucune gêne à penser que l’ipad ne remplacera pas le livre.

  6. Nicolaï Lo Russo Says:

    Merci de vos commentaires. C’est toujours délicat ces billets prospectifs. Mais c’est ce qui fait aussi leur intérêt : il y a les gens totalement acquis à l’inévitable, et les autres, avec leurs muscles de moule, qui s’accrochent au rocher. Alors on discute. Sincèrement je ne pense pas qu’il n’y ait plus du tout de livres ni de documents papier dans quinze ans. Mais le ratio penchera vraisemblablement en faveur des pixels, du désencombrement général. De la simplicité. Et puis il y a un autre aspect aussi c’est la notion d’hyperlien liée aux nouvelles habitudes de lecture. Qui a eu dans les mains un e-book avec un texte à lire, ne peut qu’être séduit par la possibilité d’interactions offertes par la partie logicielle. Cliquez sur un mot vous avez sa définition, annotez facilement, retrouvez vos annotations en un clic, etc. C’est cette « lecture augmentée » qui fait surtout l’intérêt de l’objet numérique, outre le gain de place (qu’on connaît déjà avec la numérisation de la musique).
    Cela dit, Il restera toujours des amateurs de vinyle et de (beaux) papiers. Tout comme il existe toujours des amateurs de tirages argentiques (voire au charbon !) dans la photographie. La matière, l’odeur de la matière, la présence charnue de l’objet, tout cela ne quittera pas le monde de si tôt ; mais garnira pour les siècles des siècles, comme disent les spécialistes en cynologie, des « niches » nombreuses et passionnées.

  7. auddie Says:

    Le colleur d’affiche n’est pas prêt à mon avis de disparaître, car la publicité a depuis longtemps détrôné l’art, et je dirai, quasiment, la consommation elle-même.

    Par contre le métier d’installateur d’écran dans les supermarchés et son VRP ad hoc, risque de prendre une sacrée ampleur (Tokyo en 2007 en était déjà remplie).

  8. Sophie K. Says:

    Reste qu’une peinture sur un écran, on ne peut pas la toucher des yeux (ou d’une caresse furtive)… Étant pour la caresse des êtres et des objets, je fais donc partie des moules (à gaufres, aussi), sans te contredire pour autant. :0)

  9. Nicolaï Lo Russo Says:

    @auddie. C’est sûr qu’installateur d’écran c’est un métier d’avenir. Subsistera, bien sur, l’affiche sauvage, le tract, ces sortes de choses. Mais je pense que Giraudy et Decaux, les afficheurs de publicités « officielles », se muniront peu à peu d’écrans géants. Ça a déjà commencé d’ailleurs.

    @Sophie. Coucou :) Aaaah la peinture ben oui ! ça échappe au changement. On est dans la matière c’est normal – que ne connaît plus la photographie (pour ça qu’il y a actuellement un grand retour de la photo « vintage », « à l’ancienne », le numérique pur commence à ennuyer les gens avec son côté trop réel et parfait… (des détails intéressants ICI)).
    Par contre pour la diffusion de la peinture, un bel écran 30 pouces type « retina », ce doit être assez bluffant, même pour les doigts…

  10. Yola Says:

    Ces appareils sont en effet performants et très séduisants. Reste le problème de la pollution due aux déchets des matériels informatiques, à moins que le recyclage se développe, plus et mieux…

  11. Sophie K. Says:

    @ Nico : bon lien, merci ! :0) Elle oublie de dire qu’il y a aussi une besoin profond de transformer un réel qui ne convient pas, car trop froid, trop impersonnel, sans âme… D’où le besoin inconscient de « rareté » vintage, surtout face aux photos retouchées, « parfaites », de la pub’. C’est marrant.
    Oui, je pense que les écrans peuvent magnifier une peinture (déjà, ça permet de « pousser » les couleurs), mais toucher du plastoc, bah…

  12. Nicolaï Lo Russo Says:

    @Yola. Oui, ce qui est compliqué c’est que toute question (où l’on croit trouver une réponse) en appelle une autre, c’est sans fin.

    @Sophie. Exact chère Sophie ; c’est d’ailleurs ce en quoi porte mon commentaire sur OWNI suite à l’article :)

    Sur le « retour » de la photo vintage (très accessible et simplifiée avec les applications sur smartphones), j’ajoute ceci :

    « Je vois simplement deux raisons à l’engouement actuel pour ce genre d’images (sans compter celle où l’amateur peut “faire l’artiste” à peu de frais) :

    Primo, l’épuisement des sujets après plus de 150 ans de photographie. On a à peu près tout photographié. Une question se pose dès lors : Comment innover pour ne pas avoir un sentiment de “déjà vu” ? (sachant que le vulgum pecus ne dispose pas d’un budget hollywoodien pour shooter une série d’images – et quand bien même, c’est pas évident d’innover, d’étonner…). Alors les filtres sont là, en un clic je te bouleverse ma photo, je t’envoie dans la quatrième dimension…

    Deuxio (comme tu dis, oui) l’ennui du quotidien, la réalité trop réelle, les années fatigantes de “photographie documentaire” (allemande pour la plupart) où il fallait coller au plus près du réel, etc. Outre le côté lisse, exempt de défauts, que revêt l’image numérique. On a envie de prendre de la distance, de CREER (artificiellement) une distance avec cette sorte de morosité, de crudité et d’évidence. C’est là qu’Hipstamatic (application smartphone) et consorts débarquent avec leur filtres instantanés, pratiques à utiliser, et pleins d’options ludiques. On va pouvoir rendre compte de “cet instant qui fut” (pour reprendre la jolie expression de Jean Loup Sieff). Mettre, oui, une distance, je dirai une épaisseur. C’est cette épaisseur, cette densité, la valeur ajoutée – fut-elle artificielle. (avec évidemment tout le cortège (pseudo)analogique qui va avec : papiers, émulsions, grain, etc.)

    La bonne question c’est, en effet (là je reprends la question que pose l’article), “Mais alors après ?”

    Sachant que le présent nous ennuie, et que donc on revisite le passé (on en tire des émotions liées à la nostalgie), quid de la suite ? C’est vrai que c’est difficile de revisiter le Futur… J’ai bien peur qu’après ça, on ait fait vraiment le tour. Faudra aller faire des photos sur Mars.

    Ou dessiner ! »

    (L’été revient, faudra qu’on songe à aller se rafraîchir à l’occase !)

  13. Sophie K. Says:

    @ Nico : quand tu veux, pour le rafraîchissement, héhé !
    Oui, tu développes parfaitement… Je crois qu’après, c’est la maîtrise d’outils plus complexes qui peut faire la différence. Car faut pas oublier que l’ordi ou les applis ne sont que des outils, en fait. Rien ne peut sauver un mauvais cadrage ou un mauvais portrait (ou alors faut y aller drôlement avec le camouflage, et donc savoir bidouiller avec autre chose qu’n logiciel basique). Bref, sans y mettre son propre jus de cervelle et son talent, on a beau filtrer ou customiser comme un dingue, si ça ne part pas bien, ça ne décolle pas.
    C’est toujours pareil, quoi, faut chercher et bosser. (Mais moi, je crois quand même encore à l’illimité, parce que chaque personne est unique dans sa façon de voir le monde.)

  14. Sophie K. Says:

    Mais tu sais, c’est un ensemble. Je pense aux photos d’archi, par exemple. Si tu photographie un immeuble de Mallet-Stevens, premio (mouhahahaha !), ça va t’inspirer, et deuxio, ta photo sera toujours plus belle à regarder que celle d’une maison Phénix à tuiles rouges ou d’un immeuble récent d’ingénieur de chez Bouygues. Faut donc pas oublier le sujet, dans tout ça. Plus c’est laid ou sans intérêt, plus on customize, hahaha ! (Les gosses taguent, eux.)

  15. RitonLaZone Says:

    Bonjour à toutes et à tous,

    La mort du papier est programmé, les écrans font des progrès (et cela n’est pas dû au côté RVB contre CMJN, mais laissons la technique de côté), le cloud va nous permettre de tout avoir tout le temps, tous les films, tous les disques, tous les livres, mais pas toutes les filles bien sûr, ni toutes les bonnes cantines.
    Pour ces raisons, les filles et les cantines, on a besoin de ne pas tout avoir et de pouvoir toucher sentir gouter, pour ces raisons le livre en papier a toutes ces chances.
    Le livre est humble face à la machine, il ne cherche pas la perfection, il n’est pas le meilleur, mais il est là, comme la fille que l’on désire, comme la bonne cantine ou l’on va avec ses amis.
    Bien sûr le papier est mort, mais le parchemin l’a été en son temps, mais pour le papier se sera une mort lente, très lente, peut-être mille ans, le livre que nous connaissons n’ayant pas encore deux mille ans. Pour les arbres, n’ayez pas d’inquiétude, il y en a de plus en plus, et le papier sera plus rare, plus élitiste, et les arbres seront honoré par les textes qu’il protègeront de leurs fibres.

    Quand vous voyez un livre, pensez à Shéhérazade,
    Quand vous voyez un IPad, pensez au minitel rose.

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