Avis de lecteurs

Impressions, critiques, traces, mots de lecteurs sur HYROK (reçus par mail, ou glanés sur le web)…

JPM (blog de Léo Scheer, Décembre 2012)

Splendide roman, décoiffant, énoooorme! je viens enfin de le lire, en trois jours (et de le finir tard hier soir) alors que l’on me l’avait offert il y a deux ans et que j’hésitais à me lancer, il me semblait trop « lourd ». Comme quoi!…. On peut dire qu’il y a de la montée en puissance (cf les derniers chapitres vraiment haletants, impossible de poser le livre!!) J’ai aimé ce mélange d’humour et de noirceur(humour noir?), les dialogues réalistes comme dans un film (ou la vie)…sans compter cette incursion dans le monde de la photo, assez cruel et pessimiste mais captivant -m^me quand on ne s’interesse pas trop à la mode comme moi. Tout ce qui concerne le cybersexe et l’addiction, la solitude, est aussi très bien vu, je dirais visionnaire car je pense aussi que le pire est à venir….. Je ne peut vous dire que Bravo et merci pour ces émotions, j’attends la suite avec impatience en espérant qu’il y en ait une! Vus les commentaires je ne suis pas seul à avoir aimé!, meme si je viens un peu tard ce n’est jamais trop tard…. Passez de bonnes fêtes!

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Jean-François Rio (Facebook, Octobre 2012)

Excellent livre!!! Je m’attendais à tout, sauf à ça… j’imaginais, je ne sais pourquoi (le titre? le thème principal du roman?) quelque chose de passionnant, mais d’un peu hermétique… que nenni!! (pour l’hermétisme, je veux dire). Les derniers chapitres, surtout, sont bouleversants. Rien de vraiment nouveau, pourtant: des thèmes familiers aux lecteurs de Houellebecq, ou Brett Easton Ellis, pour ne citer qu’eux… : disparition (ou mutation, mais alors catastrophique) des rapports humains, futilité du monde de la mode et des media, absolue nullité de l’art contemporain (du moins, de ce que certains osent encore nommer « art »)… Mais précisément, chez vous, ça ressemble à tout sauf à un pastiche de Houellebecq ou d’Easton Ellis… C’est du Nicolai Lo Russo! Et, si un quelconque blaireau, un jour, ose me dire « Hyrok m’a ennuyé », je vous le jure, je le pends par les pieds à la tour Wu-Jing!!! Dommage que les « notes HRV » ne nous laissent qu’un vague aperçu sur le cauchemar qui nous attend en 2044, mais, il est fort possible que ces simples notes vous valent un jour et peut etre très bientot, d’entrer dans le club très fermé des « écrivains prophétiques »! Encore merci pour ce roman émouvant, terrifiant, ironique, drole, lucide…humain, en somme (ça se fait rare, de nos jours!). Et quel style!! J’admire. L’art d’exprimer des vérités essentielles (et bouleversantes) sans vouloir à tout prix faire « littéraire »… La littérature, pour moi, c’est ça : troubler ses lecteurs sans imiter le style désormais poussiéreux des « granzoteurs » des siècles passés, et sans sombrer dans ce nouvel écueil : le style narcissique, nombriliste et vain des nouvôzékrivains! (Anémie Lothomb, Christine Angelot, Bernard-Marc Levy, etc)… J’ai une immense admiration pour ce roman que vous avez écrit… moi qui lis tant de romans, pourtant.

Bonne soirée à vous.

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Christiane Parrat (jeune) retraitée de l’éducation nationale, mars 2009:

Ma traversée est pour l’instant sur la berge de la page 144 et je sais que ce roman je ne le quitterai pas. Roman ? non c’est autre chose … autopsie d’une âme, d’un corps, d’un sexe d’homme, d’un désir d’homme. Une marche dangereuse sur le fil, comme vous l’écrivez  « l’écriture est un vertige », lire aussi.
J’entre dans un corps d’homme, dans sa façon de désirer les femmes, de se faire des bonheurs fugitifs et nauséeux en solitaire. Et puis je reviens à ce qui se passe en moi, femme , en lisant ces lignes. C’est étrange… parfois je sors , je vais marcher un peu puis je reviens, le livre est là, pesant d’attente.
C’est souvent méchant, c’est bien que ce soit souvent méchant. ça décape les yeux. ça met à vif. Les mots sont drus ça fait champ d’herbes folles. Jouissance des odeurs d’herbes.
J’aime les « images sépia » du passé, des « souvenirs qui ne vieillissent pas ». Les moments où « ça se casse la gueule » et où il accentue la vitesse de désintégration.
J’ai besoin que ces mots continuent à se lire. J’aime ce livre.
Je ne sais pas parler d’un livre, pardon !
Il y a tant de pages et c’est écrit tout petit, cela va durer longtemps, tant mieux !
J’en connais un qui a un trou blanc dans le coeur, je lui ai conseillé de lire votre livre en urgence. Vos mots vont gueuler dans sa douleur, peut-être qu’il ira mieux après. La douleur on la rarement écrite avec ces mots-là. Des mots chrysalide, tout juste sortis de la gorge, des mots comme des cris avec plein de points de suspension pour le silence, la respiration difficile, la cuite, le blanc (de la page… peut-être de la photo). Je ne sais où ça me mène mais je suis, je suis, je me laisse portée par ce courant puissant de l’encre. ça dérive fort, ça tangue. Mais ouahhh, quel voyage !
A plus loin dans le livre.

J’ajoute (pause café) que c’est « juste » ce livre, il met de la lumière dans les zones sombres de la vie : la sexualité, le désir, l’échec, l’image de soi… Cela coûte cher de le lire car nous y devenons doubles : nous et nous. On entre dans ce qui va mal car tout n’est pas beau et facile et heureux. Avec ce livre on entre dans l’autre monde, celui du réel. C’est un livre tellement honnête, tellement sain. Il est redoutable comme un miroir le matin… exigences de la conscience avant les menteries du refoulement. Fébrile, il l’est aussi. Il consume, il brûle.
Je viendrai de temps à autre, déposer des mots-algues, vous savez ceux qu’on trouve à marée basse sur la grève quand la grande houle des mots est repartie au large, ces mots que l’on ramasse avec une herse pour les jeter à la benne pour que la page soit propre. Faites ainsi et ce sera être digne de votre écriture…

Oui, c’est comme une tempête, un grand vent qui délivre, une fureur tellement attendue. Bien des livres sont trop beaux, trop bien écrits, écrits pour être lus, pas le vôtre . Vous avez su écrire contre cela. Je comprends maintenant dans le génial « Seymour, une introduction » ce que Salinger avait écrit. Il parlait de cela : cette maladie de l’écriture qui se regarde en gestation. Oh, c’est bien embrouillé, je ne suis pas écrivain. Je pioche dans mes mots pour que ça fasse au plus près de ce que je ressens. C’est un travail de vous lire, un travail qui permet d’approcher la langue sortie de la naphtaline. Il y a de la beauté, des espaces pour se reposer. Ainsi cette photographie toute blanche et ces blancs qu’elle dépose ça et là comme un grand repos.
Heureuse de pouvoir déposer mes mots de quatre sous ici. J’ai enfin retrouvé le lien pour le faire. Internet c’est redoutable pour moi. J’écrivais sur le suivi des interventions (automatique) et tout revenait. Puis « les bêtes se sont croisées » , enfin.
Merci d’avoir osé ce livre. ça doit être terrible de se séparer d’un tel manuscrit. Je comprends que le froid vous gagne. Quel don !

bas de page 181. vous écrivez : « Il y a encore de l’espoir, encore de la vie. Bientôt de la joie ! allez ! Rien n’est jamais fini ! ». j’en profite pour glisser une enveloppe aimée qui me sert de marque-page, là, entre ces deux pages. Entre-deux… et je vais aller marcher avec vos mots en bandoulière, marcher et respirer l’odeur de la ville quand l’air est plus doux. Ces marches sont propices à la joie des mots . Ils sont là entre les choses et nous. Tantôt les nôtres , tantôt ceux de nos livres aimés. Quelque chose en votre écriture me relie à Pavese. un air lourd des senteurs de l’été donc des souvenirs. Juste je viens de lire l’escale à Lausane et cet engourdissement éphémère de la douleur dans la quiétude de la maison familiale. Et maintenant ce glissement du paysage à vous dans l’entre-deux du voyage.
Petard, comme c’est beau ce livre ! bon, je sors.
J’allais dire à tout à l’heure et je me surprends à parler à votre livre !!!

page 218
Il se passe là quelque chose d’important. Juste après l’échec de l’exposition et en pleine lutte contre les pensées vénéneuses. Vous écrivez et c’est tellement essentiel :
« …il faut laisser des traces dans le néant ; donner consistance au vide, le cerner, le décrire, lui donner matière à ce vide, l’enrichir, ne pas en avoir peur car il n’y a que lui comme nouvelle matière. Le vide – notre vide- est la matrice des temps futurs. La nouvelle origine. L’Autre Monde ne pourra tomber que sous le feu nourri des Armées du Vide.
Notre seule chance. »
C’est sidérant ce face à face.
Là, tout pourrait basculer. Tout est possible. Le livre peut basculer. Je m’arrête dans la lecture. Je reconnais cela. Comme c’est difficile la vie, bien plus que la mort même si après la mort, on ne sait pas, mais le vide lui, on sait. On connaît ce vertige qui efface les contours de toute pensée.
Ce livre…
Mais qu’avez-vous donc vécu de grave pour savoir écrire ces choses-là ? Vous devez avoir mille ans comme ce fantôme qui errait de vie en vie et qui n’avait pas trouvé la réponse.
Merci pour ce cadeau (page 228)qui a dû vous coûter bien plus que les scènes de cul :
« Il paraît que cette nuit-là le thermomètre est descendu à -17°C. J’ai pu observer qu’à cette température l’eau salée gèle rapidement sur le visage. »
C’est fragile et beau un homme qui ose cela.
Je comprends qu’en 4e de couverture l’éditeur déclinant vos talents, ajoute  » cosmonaute ». C’est exactement cela, voyageur de l’espace du rien… de l’éternité…d’un cri.

c’est la première fois que je peux offrir à un auteur une traversée de lecture de son livre. Je trouve cet accueil extraordinaire. Ce livre me remue. Je trouve cette aventure d’écriture incroyable.

22:30
quelle surprise ! le net qui prend la place de la vie. J’avais oublié être venue à ce livre par le net. J’étais dans un livre loin de l’écran et des touches du clavier. Et je réalise dans le parage des pages 250 que je suis à nouveau dans cette pieuvre virtuelle. Pourtant j’ai un vrai livre de papier entre les mains. Mais c’est par le net que je raconte à cet auteur « virtuel » la progression de la lecture de son livre papier.
Il y avait bien cette conversation sombre page 237 : « …ils pouvaient s’exprimer dans des territoires véritablement inexplorés !… i-nex-plo-rés monsieur !… Mais ce sont des supernovas d’un temps révolu, l’ère des pionniers !… Qu’est-ce qu’on peut faire maintenant… »
Il y avait cette quête de l’usure de l’angoisse par la masturbation comme la recherche d’un anesthésique… pour fuir la douleur.
Je sens qu’il se trompe , je sens qu’il va s’exploser contre un mur, un mur du son, un mur blanc.
Ah, il suffirait pourtant de presque rien… C’est encore possible mais je crois que Nicolaï veut aller jusqu’au bout de son défi… ça va être terrible ! Ce livre me fait peur soudain mais je veux savoir, je veux savoir. Je ne dirai plus rien de l’histoire. Il faut que les autres lecteurs l’affrontent eux-mêmes.
Ce livre est passionnant. Les pages sont pleines de reflets. Je crois que l’écran est à ce moment plus fort que le papier. Mais que peut-il faire ?

Extraordinaire la voix off de Fleur (Vio) ! Quand ces deux plaques tectoniques vont de rencontrer vraiment il va se passer quelque chose de noir…
Merci d’accueillir ces petits morceaux de rien.

Donc Pavese. Ma plus belle rencontre littéraire de ces dernières années. Il y a deux ans je n’avais jamais lu une ligne de lui. C’est grâce à Paul et Angèle qu’un jour j’ai ouvert le Quarto Gallimard. Et cette écriture m’a bouleversée. Il est si près de la peau du coeur, si près de tomber avant de tomber. Parfois je pose la main sur le livre et je sens son coeur qui bat : tac tac…tac tac. Comme la statue à la fin des visiteurs du soir. Alors j’ouvre et je lis. Il se met à nu comme vous, Nicolaï.Comme vous écrit ses rêves inassouvis. Le dur « métier de vivre » c’est aussi le dur pari d’écrire. On habite un autre lieu celui de la langue, de sa parole. Et je déplie cette chose douloureuse et belle, suavement belle : l’écriture, son écriture. Il parle comme Louison , écoutez :
« Je me gémis à moi-même une pensée, incarnée dans un rythme ouvert, toujours le même… »
Je ressens cela aussi quand je lis votre livre. Votre personnage est comme l’homme des sables, celui qui retombe toujours au fond du trou. Il prend la pelle et tente de jeter le sable au loin comme vous, les mots. Et le sable des mots retombe et l’enfouit à nouveau. Une sorte de Sisyphe qui ne cèdera pas sauf à lui envoyer son caillou en pleine gueule avec un cri de fin du monde. Alors sa mort ce sera comme un pied de nez de clown blanc.
Il écrit encore :
« L’avenir viendra d’une longue douleur et d’un long silence… ». C’est votre photographie blanche n’est-ce pas ? ça fait mal.
Je ne vais pas copié tous les passages que j’ai souligné. Mais voilà votre livre, il est du même sang d’encre.

Voilà, je viens d’entrer dans la haute mer de votre livre, cher Nicolaï. Je ne vois plus la côte, ni vous. Vous vous effacez comme l’auteur d’un livre qui devient par la lecture le livre du lecteur. Je suis en plein dedans, là où l’épine s’est plantée dans votre peau d’écrivain, là où ça fait vraiment mal : louison contre louison. Que m’importe pour l’instant la fin du livre, tant cette profondeur est souple aux yeux. Je n’entends même plus le bruit des pages quand je les tourne, une sorte de lévitation au-dessus du texte tant la chaîne des mots est solide. Je la tire maillon par maillon des grands fonds où la nef s’était arrêtée le temps de mon après-midi vagabonde et nous sommes maintenant tout l’un à l’autre le livre et moi. Je crois que je ne reviendrais pas écrire sur votre blog. ça voudrait dire que le livre est fini et que ce sera trop tôt pour en parler parce qu’il me manquera et que j’aurai eu mal en le refermant et que j’aurais débarqué en pleine mer sur un ilet inconnu et que le bateau livre (ivre) sera parti vers d’autres lecteurs. Je vous souhaite de nombreux lecteurs car c’est vraiment un très beau livre, un livre qui marque qui laisse son sillage dans le coeur. Merci de l’avoir écrit avec cette longue patience de celui qui ne force pas les mots, qui attend qu’ils soient là, justes, pour les cueillir avec sa plume. Votre livre ça fait un trou dans mes mots, ça efface mon langage, ça fait du silence, le bruit de l’âme. Je me suis habituée comme votre héros à la présence envahissante de ce sexe insatiable et et à ces séances de pauvreté. Il est tellement plus grand que ces petites misères qui le soulagent. Il a un coeur gros comme la planète la plus grande là-haut mais il ne sait pas quoi en faire tant il aime et désespérément. Comme c’est beau !
Merci d’être vous et d’avoir écrit ce beau livre, très beau livre. Au revoir cher auteur.

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Léo NEMO (Université Méditerranéenne de Pataphysique), oct.2009 :

« D’aprés Le Monde, il est difficile de faire un court portrait de Pierre Michon sans parler de son visage. Il a une magnifique tête d’écrivain, que les photos rendent à merveille. Son regard capte la lumière et irradie dans le noir ». Eh bien non, une fois de plus, l’habit fait le moine, il est peu probable que vous le preniez en stop, Pierrre Michon, il a une tête de bagnard…

Où veux-je en venir, puisque, le titre l’annonce, je veux évoquer NICOLAÏ LO RUSSO, vous avez deviné, lui non plus n’a pas une tête d’écrivain, mais il l’EST, écrivain, et à quoi reconnaît-on un écrivain, cher lecteur, à son style, sa MUSIQUE, une musique qui vous prend et vous entraîne et le monde peut continuer à dérailler et le ciel vous tomber sur la tête… J’ai délaissé le dernier opus, pourtant intéressant, de Philip Roth, pour dévorer HYROK, c’est pas un signe, ça…

NICOLAÏ LO RUSSO a une tête de métèque mal coiffé ou de Juif errant mâcheur de chouinegomme, d’ailleurs il est Suisse. Pourtant HYROK, son roman paru dans la célèbre collection M@nuscrits aux éditions LEO SCHEER est un gros pavé de plus de 500 pages (mais il n’y a qu’une ou deux phrases de trop), que vous ne pourrez plus lâcher, jusqu’au terme, Louison Rascoli, un Bardamu du vintéunième(siècle) & du onzième (arrondissement), vous serez sensible aussi à Violette la jolie fleur blogueuse, qui le mènera (presque) à la rédemption. HYROK ou le roman d’un branleur, un petit branleur sublime, un grand branleur couillu, un énorme branleur plein d’humour, un puissant branleur intellectuel, un jeune branleur stylé. Jacques Chessex est mort, vive Nicolaï Lo Russo, le plus célèbre maintenant des Suisses non Allemands…

Vous savez ce qu’il vous reste à faire, cher lecteur, secrètement jaloux du talent de cet énergumène néanmoins helvète, chère lectrice déjà énamourée, lisez ce livre ou vous n’êtes plus mes ami(e)s. »

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Loïc Swiny, graphiste, Directeur artistique et enseigant (nov. 2009) :

L’exercice autobiographique auquel tu t’es livré étant vraiment très risqué (je loose ma life, ca craint, je le couche sur papier et vous lecteurs allez pleurer avec moi sur mon triste sort)… quel plaisir de voir le brio avec lequel tu as transformé l’essai.

Ces troisième et quatrième chapitres… quelle régalade ! La dérive schizophrène, l’installation du principe d’anticipation en embuscade… et le feu d’artifice final. Woah ! C’est Broadway !

Ceci dit, attention. Tu devrais peut être prier pour ne pas avoir trop de succès. Le « Selbstmord Art »… au vu de l’état dans lequel se trouve notre société, au vu de la justesse de ton analyse… un de ces quatre c’est sûr tu vas faire des émules. Y’a bien un type qui un jour va se dire « bon sang mais c’est bien sûr ! » et paf…

… t’as qu’à voir la quantité de « fight club » qui se sont montés suite à l’adaptation du bouquin au ciné, t’as qu’à voir les pauvres gamins de « l’affaire Columbine » et j’en passe…

En tout cas je ne te le souhaite pas.

Non, tout ce que je te souhaite Monsieur Nicolaï (« Monsieur » pour « big up », « Respect ») c’est un beau et franc succès pour cette aventure éditoriale que tu vis en ce moment.

De mon coté je vais battre l’appel à la lecture de la façon la plus élargie possible, et je vais te dire, même si je suis loin d’en avoir les moyens en ce moment, ce bouquin, je vais lever mon petit cul, je vais aller à la fnac et je vais l’acheter. Y’a pas de raison.

Parce que l’art doit vivre.

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Dahlia, écrivain et blogueuse. Lectrice du m@nuscrit de HYROK (avant publication), mis en ligne sur le site de Léo Scheer en 2008. Compte rendu « en live »… :

« 18h, j’atteins la page 187. Lecture aride, on a parfois l’impression que ça part dans tous les sens. Là je commence à bien m’installer dans l’histoire et même à bien me marrer sur certains passages. Notamment des dialogues qui sont… plus vrais que nature disons. Je me doutais bien que le milieu de la photo de mode devait ressembler à ça, mais pas à ce point. Je replonge.

21h15, j’arrive à la page 336. J’ai faim, j’ai mal aux yeux, je devrai faire une pause, mais j’arrive pas à m’arrêter. L’étau se resserre. Je commence à vraiment bien l’aimer ce pauvre photographe. On va dire les 150-200 premières pages sont un peu trop didactiques. Mais la suite… Bon allez faut que je finisse.

22h40, je vous rassure tous les deux j’ai mangé! Mais surtout j’en suis à la page 391 et bordel ça se corse!!! Je sens que ça va mal se finir cette affaire, mais c’est génial de génial.

0h10. J’ai terminé. Putain, ce livre est dément. Livre-monstre ça c’est évident. Hyper-prenant (la preuve). Je serai sans doute plus à même d’en parler après digestion (pas de mon repas)… Mais bon, se mêle l’art, l’amour, le sexe, la fameuse « société du spectacle ») plusieurs discours et langages se téléscopent… Y a même des images, des schémas. Un journal intime haletant, des extraits de conversations msn et de blogs (hyper-réalistes et crédibles, c’est hallucinant!), des retranscriptions de bandes magnétiques au dictaphone.

Il faut s’accrocher, mais passé un cap ce livre ne lâche plus. Dément. Et même un peu d’anticipatio et de Novlangue qui se boit comme du petit lait.

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Anisée, internaute, lectrice du m@nuscrit, oct. 2008 :

« Nicolaï, (cher Nicolaï!) comme je le disais l’autre soir, votre roman m’a scotchée et ça fait un moment que ça ne m’étais pas arrivée (en même temps je ne suis pas une grande lectrice comme Dahlia, mais je lis en moyenne deux ou trois romans par mois, en plus de quelques m@nuscrits…)

Pour essayer d’être un peu claire (parce qu’il y a énormement de chose à dire sur HYROK!), j’ai trouvé la premiere partie intéressante, instructive et souvent très drôle; la deuxieme aussi, très riche (quoique là-dessus je rejoins l’avis de Dahlia, on a parfois l’impression que ça part dans tous les sens, qu’il ny a pas vraiment d’histoire et on se demande comment les « fils » vont se rejoindre) mais peu à peu, comme on est à la place de Louison à cause de votre narration, « dans sa tête », on comprend son malaise depuis l’intérieur, et c’est là que ça devient vraiment fort, que ça se concentre (si on est sensible à ses problèmes bien sur, autrement je ne sais pas, ça peut être étouffant?). Il y a vraiment des scènes que je verrais bien en film tellement on a l’impression d’être « là » comme une petite mouche… De manière générale d’ailleurs je trouve que cette histoire ferait un film hyper prenant, ça m’a parfois fait penser, dans l’atmosphère, à « Requiem for a Dream » (de je ne sais plus qui dsl, j’avais loué le DVD) ou certains films noirs américains genre des frères Cohen. Je suis en train de feuilleter mes pages volantes imprimées pour retrouver ce que je voulais vous dire, pas facile! Je crois que pour faire une vraie « critique » de ce livre monstre il faudrait des heures. Or je ne suis pas du métier, je vous dis juste quelques impressions « générales » et désordonnées… Dans la troisième partie, quand arrive Violette je vous avoue avoir eu du mal au début avec l’écriture de son blog un peu « petite pimbèche », mais ça devient tellement drôle ça aussi, tellement « vrai » et créatif, qu’on finit par trouver ça excellent (j’ai été pliée de rire plusieurs fois, avec toute sa « cosmetik »:))) Et c’est incroyable cette faculté que vous avez à vous mettre à la place des personnages!! ça fait très authentique, à croire que vous avez vraiment vécu tout ça! J’espere pas pour vous! :))) La quatrième partie est la plus forte évidemment, impossible de s’arrêter avant la fin. (quand j’y pense j’en ai encore des sueurs froide! J’en dis pas plus..) Cette partie (surtout la fin) justifie tout ce qui précède en fait. Art, amour, illusions, mensonges, créations limitées, etc… C’est le « cadeau » fait au lecteur (lector!!) qui n’a pas décroché avant. Et pusi enfin, l’épilogue, captivante a bien des egards je trouve, il y a plein d’idées… (la lettre de Hope à son père m’a super super émue!)

Voila Nicolaï, je vous ai déjà dit que j’adore votre style d’écriture, je ne reviendrais pas la dessus (d’autres le feront je pense), je ne sais pas si ces quelques lignes pourront vous aider,je ne suis pas « choniqueuse littéraire » mais une chose dont je suis absolument certaine, c’est que vous êtes, quoi qu’il vous arrive avec ce m@nuscrit, un sacré écrivain. Je croise les doigts! Surtout que j’aimerais pouvoir offrir hyrok à des amis! (concernés par bien des choses dont parle votre roman…) A part ça je me suis demandée s’il n’y avait pas une suite à HYROK, vous évoquez des éléments, à la fin, qui le laisse penser… Entout cas je vous dis BRAVO Nicolaï et merci pour ces heures de lectures où en plus j’ai appris plein de choses. Je vote 10 sur 10 et vous dit à bientot! (et bonne chance pour être édité!!!) »

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Marie Lebrun. Ecrivain et blogueuse, lectrice du m@nuscrit, oct. 2008 :

« J’ai lu Hyrok, dans son intégralité. Que dire à ceux qui ne l’ont pas encore découvert, sinon que c’est un beau et grand roman dans lequel vous exprimez un ton et une vision du monde très personnels, ce qui évite l’impression de déjà lu. Certaines scènes sont des bijoux de drôlerie et de férocité (notamment la rencontre avec Clotilde et l’expo chez Esther). Les scènes de cyber sex donnent à réfléchir sur l’état des relations hommes/femmes. L’intrigue tient la route tout du long. Je ne peux qu’espérer pour vous une publication papier, et souhaite longue vie à ce roman. »

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Virginie, internaute, lectrice du m@nuscrit, oct.2008 :

« Voici donc mon commentaire pour votre roman:

* Une histoire simple : un fils raconte son père.
* Dans le prologue, le fils propose de raconter l’histoire de son père en 4 parties; en lisant votre livre, j’ai retrouvé ces 4 parties, leurs contenus, et une fin maitrisée. La structure de votre roman est claire, bien menée jusqu’à la dernière page, j’ai été satisfaite de lire une histoire complète qui ne me laisse pas sur ma faim!
* La modernité de votre roman : croisement de journal « papier »/ »word »,de dvd, d’enregistrements audio,de sms,de blog( langage succulent…),de tchat msn;tous ces matériaux sont entrelacés avec intelligence et sont la communication de l’homme moderne/actuel.
* Le style (écriture) évolue avec votre personnage principal, c’est très intéressant, au début de votre roman, l’écriture est précise, ponctuée et en avançant dans le roman elle devient plus nerveuse, moins ponctué, »en points de suspension », comme son personnage .
* Beaucoup d’ humour dans votre roman (il y a des passages mémorables) malgré le drame qu’on sent venir.
* L’histoire m’a plue: j’ai suivi avec intérêt l’histoire de ce photographe avec ses illusions et désillusions, qui pour ma part est un personnage de notre époque à part entière. On s’attache à ce personnage, à son envie d’aimer et d’être. Votre personnage féminin aussi est très attachant, presque envie d’être aussi libérée qu’elle, elle est rafraîchissante!
* Vous apportez votre point de vue sur des sujets tels que la photographie, l’art, le sexe, l’internet, la vie professionnelle, les réseaux d’influences avec justesse et sincérité.
* Ce qui est intéressant pour moi, c’est que votre personnage vit une mutation qui le dépasse, il passe de l’ère analogique (sa vie professionnelle, son journal papier) à l’ère numérique (rencontres, communications, ses recherches artistiques…).
* Le titre est fort, ce n’est pas un mot connu, mais il correspond (faut lire le livre) à un vrai cri du coeur (du clavier).
* Un roman qui sera (je l’espère) dans ma bibliothèque. »

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Alexandre, photographe, lecteur du m@nuscrit.

« Bonjour Nicolai Lo Russo, j’ai imprimé et lu votre roman à petite dose, avec beaucoup de plaisir et une nette accélération les cents dernières pages… Construction efficace, bon suspens, fin étonnante,rien à dire. Vous abordez beaucoup de choses, c’est une fresque acide sur l’image au sens large je dirais (j’étais venu vous lire surtout à cause de la photo et du site de votre collectif; je ne suis pas déçu malgré votre vison pessimiste, et j’ai lu ce qui sort du sujet avec intéret) En fait on est plongé dans un sacré truc en s’embarcant dans votre roman. Des fois ça vire limite au malaise de lecture mais on est poussé à continuer, surtout que ça dégomme pas mal sur la pub, les sites X et autres… J’adhère à pas mal de vos analyses (à part l’art collectif , qui à mon avis n’est pas pour demain…) Le mix dans la seconde moitié est pas mal, entre le journal et les clips audio de Louison R, le blog et tout… on se laisse porter par le rhytme, c’est en effet drôle à certain moments, et en fait ça ne m’a pas paru si long que ça!…. Ainsi se termine ma petite visite; je vous remercie pour ces heures de lecture (et désolé si j’ai mis du temps mais je lis aussi des magazines, des polars, je vais sur le net, je bosse, la vie quoi…) »

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Alexandra Varrin. Ecrivain, blogueuse, lectrice du m@nuscrit, nov.2008 :

« Bon allez, je commence. J’ai déjà commencé à vrai dire, et la photographie de la mère dans le Jura avec le pot de cancoillotte m’a fait sourire. Y a qu’une Franc Comtoise qui peut s’attacher à ce genre de détails ! Pour le moment, je suis confortablement installée dans l’intrigue (et je peux pas en dire autant de ma chaise de bureau), le Louison déterminé et révolté me plaît beaucoup. J’en suis aux 2 Cuisses et aux hommes en string, donc je ne m’attarde pas ici plus longtemps ! (treize heures cinquante-cinq)….

Je viens de terminer la deuxième partie ; c’est de plus en plus prenant parce que derrière des répliques parfois cinglantes et souvent très drôles, aussi bien dans les dialogues que dans la narration, on ressent toute l’amertume et la tristesse du personnage. On s’enfonce dans une spirale descendante, mais sur le coup on ne s’en rend même pas vraiment compte parce que le personnage ne semble jamais vraiment abattu en dépit des situations dans lesquelles il se retrouve. On perçoit son abattement, mais comme il ne s’étend pas là dessus, c’est encore plus pertinent.

Ah et alors « MEAT ME » c’est merveilleux. Ca me fait penser à ce documentaire dégueulasse que j’ai vu il y a une paire d’années sur Marilyn Manson (no comment, avant il faisait des trucs bien) et où un type habillé en latex avait le visage recouvert de barbaque. Il se tournait vers la caméra et prononçait d’une voix glauque : « Nice to meat you ». Ca m’a foutu la trouille sur le coup. Quelques heures plus tard, j’ai beaucoup apprécié le jeu de mots. (oui, là n’est pas le sujet)

Pas que je soie patriote, mais les retours de Louison en Suisse, ça me fait penser à mes retours en Franche Comté. Les « Oh ben c’est toi qui sais, hein ! » et « C’est pas bientôt fini tes conneries ? » des parents, je les ai entendus plus d’une fois ! Bref, j’accroche vraiment en tous cas, je continue !

Fini la troisième partie. J’étais quasi sûre qu’il y aurait un retournement de situation, la possibilité de faire la campagne, c’était la lueur d’espoir, on retombe illico dans la grande dépression.

On laisse la place à l’amour dans cette 3ème partie, mais j’ai plus l’impression que c’est un nouveau refuge que cherche Louison pour s’échapper à lui même (comme il cherche à s’évader en allant chez ses parents, ou même en surfant sur les sites pornos). Aussi bien dans la forme qui mêle adroitement les différents modes d’expression des nouvelles technologies, que dans le fond, où le romantisme glisse vers la débauche, on sent que le narrateur est complètement submergé, dépassé. Au départ, sa vision de l’amour était très romantique au sens premier du terme, et le début du roman avec le monologue où il fait référence à Aurore était très poignant. Il se rabat sur Violette parce qu’il la trouve pure, innocente, et quand il découvre un peu plus ce qu’elle est vraiment, il s’efforce de donner à ses délires une dimension romantique (le moment où il explique quasi philosophiquement son concept de MEC est génial). J’aime beaucoup l’alternance entre les extraits du blog de Violette et les moments où Louison parle dans son dictaphone. On voit bien qu’il reste finalement bien seul, avec ses pensées. Au niveau de la forme, l’approche presque schizophrène des personnages avec Violette / Flower et Louison / Johnny est très intéressante.

Une fois de plus, Dahlia a été de très bon conseil : ce roman est génial. En plus Stephen King est cité, autant dire que je suis aux anges ;) Je continue, il est 16h08, au diable les vortex !

16h33, j’ai terminé.

Waow. Dans le passage de pouvoir de Louison à Johnny, l’approche « schizophrène » des personnages est renforcée, et c’est un malin préambule à la folie furieuse qui contamine cette dernière partie. La fin est douloureuse ; Louison aurait enfin pu avoir ce refuge qu’il cherchait tellement mais c’est trop tard. Impression d’acte manqué accentuée par les épilogues, notamment la révélation de la dernière strophe du poème. Je m’arrête là pour ne pas verser dans le spoiler poussé à outrance ! Merci Nicolaï ! »

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Filou, internaute, lecteur du m@nuscrit.

« Un très beau texte sur la solitude, sur la société de l’apparence, mensonges inclus… et sur la fragilité de tout un chacun. »

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Echange intéressant avec Jean-Clet Martin, philosophe, écrivain et blogueur, lecteur d’une partie du m@nuscrit. C’est à partir d’ ici.

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Hommage à Violette (un personnage du roman), par un internaute inspiré… (oct.2009) :

Kikou ‘lut les ptits loups! c’est koi kil fô lire en ce moment? savez pas mes nullos d’amour vous donnez votre langue à la chatte? C’est le book de mon titographe préféré mon nini mon coco mon laïlaï mon Nicolaï LO-RU-SSO! Eh voui… C’est trô drôle et big rempli de professies very dick hihi! Huruk ke ça s’appelle… non! Huruk c’est dans Gulgumush je croâ… C’est Hyrok kil fô dire j’suis gourdasse des fois hihi! Ninicocolaïlaï va me tuer si je nike son titre parcekil est trô mimi romantik et tout mais fô pas aller le cherchier sinon il devient grave hallu vénère ^^ même ke si ça se trouve il va être tout grognon-gnon aux petits oignons ke je sois sorti de son book pour faire ma life de personnage chez le blog de son éditeur en plusse. bâ pas grave après je lui ferai un calinou ki le rend tout doux hihi! Toute façon dans le book c’est moâ Vio la star la flower la + total beauty ki butine avec ses bottines fashion hihi! Mais sérieux deux points Huruk (hihi) c’est trop bien virgule g ve + de kommentères les loulous même ke mon gros doudou toutou n°2 il m’a dit kil va faire un de ces quatres une top critic pas toc et tac! Allé je retourne dans le book au chat pitre du cap ferret c’est trô l’éclate avec mes girly copines on a trô une teuf de oufettes de la nite! bizou bouzi +++

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