Posts Tagged ‘Fiac’

L’installation à Dédé

23 octobre 2007

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Voici quand même la pièce la plus intéressante de la FIAC et du festival off (dont j’ai déjà oublié et le nom et le contenu) : L’installation à Dédé. Aux dires de l’interessé il s’agit de faire la nique à Sophie Calle (vous savez la dame qui nous les brise depuis des lustres avec ces chambres d’hôtel **** reconstituées, où elle a eu ses petites misères amoureuses, ses petits tracas…) Au moins Dédé il y va franco, il est dans la vraie vie, à ciel ouvert : il a le canapé-lit, les ouatères automatiques, le plateau télé, le bar, tout. Et même un poster pour la déco. Et quand on lui demande des explications sur son oeuvre il nous répond  » Moi c’est cash, y a pas d’explications, ça va au nerf direct ! Et pis l’art contemporain c’est comme les médics, si t’as pas la notice tu sais pas si faut l’avaler ou t’le carrer dans l’fion! »
Moi, Dédé je l’aime bien il est nature. Sa pièce – superbe d’authenticité – est visible jusqu’ à fin octobre rue de Ménilmontant en face du 81, par là. Après, il expose Porte de Pantin, sous le périph’, pour une retrospective avec ses potes. Alors si vous êtes dans le coin, passez lui glisser un billet ou un soleil : il nous prépare une sacrée sculpture pour l’année prochaine, « un truc énorme, que même Tinguely il en a rêvé, avec du bruit, de la fumée qui crache, et d’la poésie soudée à même de bitume… »
Un peu de patience c’est pour bientôt. A la tienne Dédé !

FIAC 2007 : Soignez-vous bien

18 octobre 2007

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Vous êtes cardiaque? Amateur d’art ? Evitez de lire ce post, repassez une autre fois, ou sortez profiter du soleil…
1,000,000 € ! Oui, un million. C’est le prix de départ pour une simple armoire à pharmacie signée de l’artiste anglais Damien Hirst (petit panneau d’agglo, verre, alu, avec une cinquantaine de médicaments). Visible à la FIAC au Grand Palais (et jusqu’à lundi 22 oct.). Si vous avez des hémorroïdes ou une gastro, n’hésitez pas à vous servir il y a ce qu’il faut. Soyez aimable de juste remettre le flacon à sa place, après. Par contre si vous saignez abondamment, à cause de la morsure des impôts ou du trou de la sécu, par exemple, alors là on peut rien faire pour vous : Monsieur Hirst, pourtant fort malin, n’a pas prévu de sparadrap ni d’hémostatique dans son oeuvre – qu’on va tenter de qualifier de « conceptuelle » (pour éviter d’être méchant).
Quoi qu’il en soit, l’avantage, c’est que nous sommes sûrs d’être au coeur de l’art contemporain. Au coeur de son fonctionnement actuel.
Et ça, ça n’a pas de prix.
Quant à ceux qui n’ont pas le sou et qui crèvent d’envie de commencer une collek, il y a deux trois machins, à la FIAC, qui tournent autour de la quinzaine d’euros (une crotte de nez sur un as de pique, un pet dans un verre à moutarde, etc.) ; (on dit que le seul point sur le i de la signature de Hirst, sur un demi morceau de PQ, vaut déjà, lui, 5000 Euros, alors c’est pas la peine de rêver, hein.)
Ah oui, le billet d’entrée est à 25 €. (Vous pouvez d’ores et déjà l’encadrer, à ce prix là c’est une oeuvre d’art.)
– D’art ? mais quel art ?…


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