Exprimez-vous…

Vous avez lu HYROK, et vous avez quelque remarque ou question à formuler, que vous aimeriez partager (sur le texte lui-même, sa publication, un thème particulier abordé dans le roman, ou autre).

Je suis là pour vous répondre, dans la mesure du possible et tout à fait volontiers. C’est un espace de discussion : alors discutons, si le coeur vous en dit.

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17 Réponses to “Exprimez-vous…”

  1. Warren Says:

    Voilà, Hyrok refermé hier soir à 5 heures du matin, j’ai écrit quelques lignes sur mon blog, dis-moi si tu veux que je les reproduise ici, ou tu peux faire un lien, j’en sais rien, je maîtrise moyen ces histoires de flux RSS et compagnie.

  2. Nicolaï Lo Russo Says:

    Bel effort, cher Warren. Cinq heures du mat, j’y vois plutôt un bon signe en fait !…
    J’ai mis ta critique dans la rubrique « Revue de presse…« , en lien vers chez toi.

    Et merci pour ta lecture sensible, tes éloges, et aussi tes (petites) réserves. Ça fait du bien, en ces temps de gel vif…

  3. Chutney Says:

    J’ai enfin terminé Hyrok et voulait vous en féliciter, je ne pensais pas arriver au bout (fatigue de fin d’année entre autres) mais l’histoire m’a finalement bluffé et le rythme est captivant, même si l’intrigue semble se diluer dans la première moitié du livre. En plus j’ai beaucoup aimé votre style éclaté, musical et multiple (à l’image de la vie de votre « héros » LR). Très bon roman, car il occasionne aussi moultes réflexions sur la société bouffée par l’image.

  4. Nicolaï Lo Russo Says:

    @Chutney. Merci pour vos quelques lignes, (ici et chez Warren), vous semblez défendre une vision un brin ébouriffée de la littérature, que je partage. Par ailleurs c’est vrai que, fatigue aidant, on peut trouver à HYROK certaines longueurs, outre que « l’intrigue » s’il y en a une, commence plutôt dans la seconde moitié du roman — la première servant disons à la mise en place, l’exposition des forces en présence, si je puis dire.

  5. alain g. cor Says:

    Moi je pense que vous vous gourez – sur la question de la promotion (j’ai vu vos récriminations sur wrath) : j’ai vécu à peu près l’expérience similaire il y a douze ans sur un plus petit livre (en terme de pages), mais tout aussi peu relayé par les médias. J’en ai déduit que les éditeurs n’ont pas d’argent à dépenser pour ça (surtout les petits). Si vous aviez voulu un plus gros relais presse, il aurait fallu publier chez un gros et, dans ce cas-là , rebosser votre texte en vue d’une édition plus courte (j’ai laissé ma critique perso sur le site d’r1) : à mon avis, il y a deux cent pages en trop sur la société de l’image (déjà écrit) et la misère sexuelle (idem) ; par contre, votre prospective futuriste aurait été à développer, contrairement (je crois) à ce que dit Marco dans la littérature du sous-sol, parce qu’elle nous appâte si bien qu’à la fin on reste sur sa faim. Bref, aucun gros éditeur ne l’aurait publié tel quel, à mon humble avis, et n’aurait pris le risque de dépenser son « capital image » (seule condition pour faire vendre, effectivement) sur votre travail. C’est un bon travail, mais pas fini, et ça je crois bien qu’aucun éditeur ne voudrait l’avouer à l’heure actuelle : les éditeurs ne dépensent plus aucun temps pour chaperonner de nouveaux auteurs.

  6. Michel Says:

    @alain g cor : le monde de l’édition a l’air curieusement simple pour vous, cher alain g, selon vous petit éditeur = petite promo, gros éditeur = grosse promo. C’est complètement faux. Tout est question de s’investir et de croire dans un roman/auteur et de faire le nécessaire. Probablement que Nicolaï n’est pas tombé sur le bon éditeur (pour lui) ou au bon moment, ça arrive et c’est pas de chance.
    Quant à rebosser son texte là je ne vous suis pas non plus. J’y avais aussi décelé quelques branchages à élaguer, une édition qui aurait pu être un peu resserrée, mais 200 pages à couper vous y allez fort (ou vous n’avez rien compris, ou mal lu)… Et puis ça ne veut rien dire « déjà écrit », ce qui est intéressant c’est de voir COMMENT ça l’est. Sexe, amour, manipulation, société de l’image, tout a déjà été écrit voyons. Hyrok est un excellent roman, plein de verve et d’invention, comme il s’en écrit peu en France. Mais nous n’allons pas en faire une maladie si l’on n’est pas du même avis. Souhaitons juste à Nicolaï qu’il ne s’arrête pas à cet échec relatif. Et lisez la parodie de Wellebecq, l’avant dernier post, c’est drôlissime.

  7. alain g. cor Says:

    Décidément, vous êtes un défenseur chevronné du livre, vous (je vous vois partout) ; je persiste et signe : deux cent pages sont selon moi du pur dégueulis sur la société de consommation qui n’apportent rien de nouveau au lecteur en ce qu’elles sont écrites dans un style ouvertement international, familier, (j’appelle ça « on a gardé les cochons ensemble »), par moment je ne m’imaginais même pas à paris, pour vous dire, et si je dis ça, c’est parce que je considère que le matériau est bon et qu’il est dommage de l’avoir galvaudé dans de la revendication sociétale.
    Amicalement

  8. Michel Says:

    Nous avons un avis différent, ça arrive. C’est même souhaitable, parce que le consensus n’est pas très fécond. Pour ma part j’ai précisément apprécié ces analyses, certainement pas nouvelles, mais écrites dans la rage, le désespoir d’un narrateur (et auteur sans doute) aux prises avec son temps. Un style « ouvertement international », je ne vois pas ce que ça peut être. J’ai surtout vu Céline, moi, un style oral et énervé (parfois de façon même trop appuyée). Bref, les goûts…
    Amicalement aussi. (et désolé si vous me voyez partout, ça m’intrigue, je ne commente pratiquement jamais)

  9. Chutney Says:

    Complètement d’accord avec Michel sur Hyrok. Mais c’est normal qu’il y ait des gens pour et d’autres contre, c’est bon signe pour ce genre de roman (sans parler de statistique, sur deux personnes à qui je l’ai recommandé, une a adoré, l’autre pas). Les goôuts et les couleurs en effet. Mais 200 pages à enlever ? là vous êtes passé à côté…

  10. Marie Says:

    Même avis que Chutney et Michel: les seules réserves que j’avais émises, en lisant tout d’abord le texte en ligne, concernaient le prologue, qui m’a paru encore un peu longuet dans la version papier. Sinon, après les 30 premières pages, que des grands moments; le côté touffu ne me gêne pas. Dans de très grandes oeuvres de Dostoievski ou Proust on peut faire les mêmes remarques que Alain g: trop long, trop descriptif etc…HYROK n’est pas dans le genre minimaliste et comme dit Chutney, les goûts et…Cela dit j’aime beaucoup aussi les écritures sèches…Tout dépend du sujet, du tempérament de l’auteur.

  11. alain g.cor Says:

    oué, oué, on va dire que je suis passé à coté… Et Michel, lui, en comparant son style à Céline, il est pas passé à côté de Céline, par hasard ? J’ai déjà mis ma critique chez r1. Dans les grandes lignes, disons que pour moi, jusqu’à l’arrivée de Violette, il ne se passe rien (psychologiquement parlant) : c’est juste un grand réquisitoire de la société de l’image, et ce n’est pas ce que (moi) j’attends d’un écrivain. Le style international (michel), je devrais plutôt dire américain, c’est le style d’écriture familier du narrateur faussement blasé qui semble avoir tout vu tout fait et dans toutes les positions (bien avant l’âge), et dont l’obsession est de baiser. Déjà vu mille fois depuis Houellebecq. Je ne suis pas certain que les longues descriptions de Proust ou Dostoievski soient du même tonneau, Marie. Je repète que j’ai bien aimé ce livre (sinon je ne l’aurais pas fini) mais selon moi il n’y a pas eu de travail d’éditeur, comme souvent, travail qui aurait consisté à faire des coupes sombres dans la première moitié du livre pour éviter de sombrer dans la dépression orgueillo-onaniste du héros (par moment j’ai même eu du mal à le prendre pour un artiste tant il est faible devant la société qu’il dénonce, et finalement complice d’un système qui n’existe que parce qu’il est là pour le cautionner)

  12. Michel Says:

    Alain, je viens d’aller lire votre « critique » sur le site de r1 (faut la trouver…) pour me faire une idée. C’est une critique plutôt sommaire et je constate que vous vous méprenez sur la notion d’artiste voulue (sans doute mais je peux me tromper) par l’auteur. Ce que j’ai trouvé intéressant pour ma part c’est justement la lutte sans espoir d’un artiste qui a la naïveté de croire qu’il peut être le meilleur, alors qu’il s’enfonce malgré lui dans un système qui le dépasse. C’est très contemporain comme problématique. Nous avons peut-être une compréhension et un ressenti différents de ce texte, et donc fatalement des divergences. A part ça, il y a clairement des couleurs céliniennes dans ce roman, tout en évitant le piège de développer un style monochrome ou « pompé ». Vous avez raison sur l’utilisation savoureuse d’un blog en ce qui concerne Vio la « fleur de blog ». J’ai beaucoup aimé ces passages. Comme dit Marie, il y a un côté « touffu », mais dans une structure finalement très maîtrisée, outre des dialogues d’un réalisme assez sidérants.
    Pour un premier roman peut-être édité à la va-vite, c’est une très belle performance que personnellement je salue. Il y a des critiques dans la rubrique idoine, jetez-y un coup d’oeil, je viens de le faire ; notamment celle du Service Littéraire, courte mais positive, qui parle de « célinomanie ». Je n’avais pas complètement tort donc… Bonsoir à vous.

  13. Nicolaï Lo Russo Says:

    Ah, une vaguelette… Intéressante… Merci de vos lignes, tout d’abord. Et merci aux défenseurs de France et de Navarre ! (Bonnes analyses, d’ailleurs.) Si c’était si simple, cher Alain… C’est vrai que dans l’absolu HYROK (je préfère en capitales…) aurait été sans doute un peu meilleur si j’avais été publié chez Albin ou Gallimard, ou Duconnard&Fils, et que j’avais pu travailler le texte pour la dizième fois avec un éditeur pendant six mois. Il aurait été « un peu meilleur » (ou un peu moins mauvais c’est selon), mais il aurait forcément été plus formaté. Ce que je ne voulais surtout pas. Le mot « touffu » est précisément ce que j’ai cherché à garder, à dessiner à l’image du monde multiple et complexe dans lequel j’ai l’impression de vivre. Ce livre n’est à mon sens pas un échec d’édition (son édition colle avec ce que je voulais – qui ne correspond pas avec ce que des gens comme vous attendent, sans doute) mais bien plutôt un échec de publication : Rien, absolument rien n’a été fait pour ce livre. Les seuls petits articles parus çà et là, le seul évènement autour de HYROK (une soirée dans un centre d’art où je travaille) ont eu lieu parce que je m’en suis occupé comme j’ai pu. Côté éditeur il y a eu le jour de sortie en octobre dernier, à l’arrache, puis plus rien, pas la moindre amorce de quoi que ce soit, le néant sidéral. J’étais à cent lieues d’imaginer un tel désert. On est guère loin de l’auto-édition, et je ne suis pas le seul à le penser. C’est même pire car dans ce cas de figure on a tendance à se reposer sur le travail que son éditeur (et son attachée de presse) serait supposé faire, à avoir confiance alors que le temps passe… et qu’il ne se passe rien ! Pour l’heure Hyrok est congelé au fond d’un catalogue, ça a été assez immédiat (normal !) et les droits ne m’appartiennent plus. (Je dis bien « pour l’heure ».) On aurait pu rêver mieux non ? dans le genre destin d’un tel livre… Alors oui on me dit « faut du temps, les choses se font lentement, ne t’arrête pas à ça, fais-en un autre, etc. ». Facile à dire, mais faut le vivre. Déjà le vivre.
    Quant au contenu ou au « dégueulis » qui vous agace ou vous fait monter des allergies, là vraiment je ne peux rien pour vous cher Alain, comme dit dans les commentaires c’est en effet une question de goût, de vécu, de sensibilité, d’écho personnel… Dans des ouvrages de 500 pages serrées, rares sont ceux où rien, pour personne, ne serait à jeter ; Marie le dit très bien. Prenez les Illusions perdues de Balzac, un pavé colossal ; autant vous dire que si la fabrication du papier au XIX n’est pas un sujet qui vous passionne, il y a des chances pour que vous refermiez le livre au bout d’une cinquantaine de pages. Dans un livre de cent cinquante pages, c’est plus emmerdant si cent pages ne vous parlent pas, mais autrement c’est une question de savoir où aller, aller aux zones qui vous font vibrer. Hyrok ne se lit pas dans l’optique de lire une petite histoire bien vissée, un polar au couteau, c’est évident – et c’était loin d’être mon but. C’est une toute autre expérience de lecture. Plus vaste. Découverte de la photographie de mode, trajectoire éperdue d’un artiste naïf, addiction au cybersexe, reflexion sur le processus de création, histoire d’amour, mensonges/manipulation, usage créatif des NTIC, etc. Expérience à laquelle on adhère ou non. Vous visitez un pays, vous allez où ça vous attire, si tout vous attire tant mieux, autrement vous évitez ce qui vous ennuie, ou vous allez ailleurs, pas plus compliqué que ça.

    Merci à tous.

  14. alain g. cor Says:

    Cher Nicolaï,
    Quand je vous lis, j’ai l’impression que vous n’avez pas lu mes commentaires. Enfin bon, merci pour cette belle leçon de vie et de littérature – je m’en servirai pour voyager… Je reprends dans les grandes largeurs : ce que je reproche à votre bouquin (si on peut dire), c’est l’inadéquation entre le personnage de looser de votre pseudo artiste qui veut le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière (et qui nous sort sa bite à tout bout de champ comme le totem de toutes les vérités qu’il a eu l’heur de débusquer pour nous) et le grand auteur posthume. Psychologiquement, ou plutôt artistiquement, pour moi, ça ne tient pas debout. (Même si vous avez été confronté au monde de la mode, vous savez probablement qu’un véritable artiste ne part pas avec les meilleures chances mondaines dans la vie). Et puisque vous me parlez des illusions perdues, je crois me souvenir que le héros (Lucien ?) « perd » à la fin, c’est-à-dire qu’il se compromet inévitablement, contrairement au vôtre (qui est reconnu dans la mort) : voilà une vérité humaine que l’on ne retrouve pas dans votre roman, si je peux me permettre : il me semble qu’il n’y a pas assez de compartimentation entre votre héros et vous même (et ça ça me gêne parce que ça me ramène à la réalité (ce qui dans la fiction n’est jamais bon). Formaté ?… Mais je n’ai jamais souhaité que votre roman fût plus formaté. J’ai juste essayé de vous apporter ma modeste expérience pour vous montrer que la com’ n’était pas tout (moi aussi j’ai souffert de l’absence de relais médiatique), et que vous auriez pu en le retravaillant le destiner à un plus grand lectorat. Mais si vous préférez limiter celui-ci à quelques aficionados de la génération x (je ne sais pas si vous connaissez, en sociologie, c’est la génération d’avant les ordinateurs, dont je crois que vous faites partie) pour qui le monde de l’Internet et la société de l’image sont les grands méchants de l’époque à désigner du doigt, libre à vous… Moi je pense que vous êtes un créatif et que vous avez mieux à faire que nous ressasser un énième complainte houellebecquienne avec son style amerloque « qui le fait bien ». Pour en revenir à Céline, je ne vois pas le cousinage – à part peut-être les points des suspension entre lesquels se serait glissé votre hommage–, et ce n’est pas le Service littéraire qui me fera changer d’avis.
    Bien amicalement (car je respecte profondément votre démarche, et que cela ne m’en enlève pas moins le droit de la critiquer)

  15. Nicolaï Lo Russo Says:

    Cher Alain,

    J’ai bien lu vos commentaires, et je les ai tellement bien lus que m’apparaît tout à fait clair votre incompréhension quasi totale, et regrettable, de mon livre.
    D’abord il n’a jamais été question que la démarche artistique du narrateur « tienne debout » au sens où vous l’entendez, bien au contraire : elle est même d’une absurdité remarquable, contrôlée, dans la mesure ou rien, rien dans le succès posthume de son entreprise désespérée (son oeuvre finale), n’était attendu. Son succès ne s’est bâti que sur la spéculation qui s’en est suivie, la rareté, et tout ce qui fait la bêtise du système libéral et capitaliste sur la « sélection » de ceux qui connaissent la gloire ou pas. Gloire dont il n’a évidemment pas profité (en ce sens, il « perd »).
    Ensuite vous dites, à peu près, que « la réalité, c’est pas bon dans la fiction ». Je pense précisément le contraire. La fiction n’est bonne qu’à travers la grille phénoménologique qu’offre la réalité. A moins peut-être d’écrire de l’héroïc fantaisy, de la SF (et encore, la meilleure SF ne se nourrit que de réalité scientifique, à mon sens).
    Après vous me proposez de le retravailler pour qu’il s’adresse à « un plus grand lectorat ». Là non plus il n’en est nullement question voyons. Souvenez-vous de cette phrase dans HYROK, vers la fin, Louison, saoûl, qui flotte déjà dans une autre dimension… : « …l’artiste décoche une flèche, une flèche sensible… sans cible… et c’est à la cible de se placer, si elle le veut bien, sur la trajectoire… Si elle le veut bien… » Vous voyez ? Vous voyez pourquoi je ne peux pas être d’accord avec vous ?
    HYROK a la prétention de couvrir et de s’adresser à la génération ancienne, que vous citez, ainsi qu’ à la suivante (et même celle d’après si ça se trouve). La fin ouvre d’ailleurs cette perspective en terme d’appréhension de l’image, des réseaux, et des transactions relationnelles. Une sorte de promenade historique, pleine de symptômes du changement, qui, visiblement, vous a irrité (ou ennuyé) – mais là je n’y peux rien.
    Comme je ne peux rien non plus à ce que vous dites sur le style (Céline, Houellebecq, etc.). C’est votre « humble » avis. Et c’est déjà très aimable à vous de m’en faire part. Je ne crois pas, cependant, que ni l’un ni l’autre de ces auteurs n’ont l’exclusivité ni le copyright sur la « misère sexuelle » (séculaire), et le « style oral », qui a fait beaucoup de petits après Céline (Calaferte, Dard, Audiard, tant d’autres). Je ne connais pas de romans qui ont parlé avec autant de netteté de la cyber-addiction sexuelle et ses dérivés éthologiques. Mais je n’ai pas tout lu…
    Bref, je pense que HYROK a sa cohérence propre, il s’inscrit parfaitement dans l’ensemble de mon oeuvre en devenir (sur l’aliénation contemporaine, la perte de repères) et c’est pour moi l’essentiel. (Je ne fais pas qu’écrire, de loin pas.)

    Merci de votre assiduité.

  16. alain g. cor Says:

    Nicolaï,
    Je crois que je comprends mieux votre démarche, à présent. Effectivement, votre ironie finale m’avait peut-être échappé, tout comme je m’imagine qu’elle a pu échapper à d’autres, et même si cela me semble un peu intellectuel, je ne peux qu’y souscrire… Concernant le réalisme dans le roman, je crois que nous ne voulons pas dire la même chose : je parlais de ce qui, dans les névroses de l’auteur qui s’immiscent dans le « fictionnel », interfère à la lecture et vous ramène immanquablement à la pitoyable réalité (car c’est là l’un des buts, selon moi, de la fiction que d’échapper à la réalité, du moins pour un moment -ce qui n’empêche pas la critique, hein). Votre récit et très vivant effectivement, et il eût peut-être été dommage dans votre acceptation de l’amputer de tel ou tel tentacule de vie (parfois rudimentaire) qui le composent. Mais qui vivra verra.
    Salutations !

  17. Nicolaï Lo Russo Says:

    « La pitoyable réalité », bonne expression. C’est exactement ce que j’ai voulu rendre (par moments) dans l’histoire. Ces moments qui collent, qui poissent, qui nous ramènent à notre désolante condition d’humain faible, de victime consentante. Qui peuvent être, de ce fait, pénibles à lire (plus pour les hommes que pour les femmes, ai-je pu noter…) Je suis heureux que vous ayez enfin perçu ce que j’ai voulu dire dans HYROK — même si je sais que vous maintenez quelques réserves. Bon dimanche à vous, cher Alain.

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